Sacré-Coeur : Hydro-Québec teste le potentiel éolien près de la ZEC Chauvin
Le levage d'un mât de mesure du vent dans le secteur de Chamouchouane au nord du Lac-Saint-Jean. Photo Hydro-Québec
Hydro-Québec va bientôt entreprendre la construction des mâts de mesure de vent dans l’est du territoire non organisé (TNO) Mont Valin près de la ZEC Chauvin. La société d’État assure que l’installation d’équipements n’entrera pas en conflit avec la période de la chasse.
Hydro-Québec installera quatre mâts de mesure de vent afin d’analyser la ressource éolienne dans différents secteurs de la zone d’étude Nutinamu-Chauvin.
Les mâts seront installés dans la section ouest de la ZEC Chauvin, dans un coin en altitude entre les lacs Blackburn et Ulric.
« Chaque mât implique environ une semaine de travaux pour le déboisement et quelques jours pour l’installation », fait savoir le conseiller aux affaires régionales pour la Côte-Nord et Saguenay-Lac-Saint-Jean chez Hydro-Québec, Vincent Paquin.
Les mâts d’environ 60 à 80 mètres de hauteur fonctionnent comme des stations météo, et Hydro-Québec collectera des données de vitesse (mètre/seconde), la direction du vent, la température, la pression et l’humidité.
Vincent Paquin fait savoir que la période de test ne garantit pas qu’il y aura des éoliennes aux endroits précis où les mâts seront installés.
Entre 500 et 1000 MW
Ces efforts sont faits dans le but de mettre sur pied un potentiel parc éolien entre Sacré-Cœur et Sainte-Rose-du-Nord.
L’annonce conjointe a été faite en début d’année avec la Première Nation des Innus Essipit, Hydro-Québec et la MRC du Fjord-du-Saguenay, les partenaires autour de la table.
Le parc éolien de la zone Nutinamu-Chauvin pourra accueillir jusqu’à 1 000 mégawatts (mW) d’ici 2035 et créer près de 500 emplois.
Les investissements s’élèvent quant à eux autour de trois milliards de dollars.
Vincent Paquin précise que le nombre d’éoliennes variera selon les meilleurs endroits identifiés afin d’être dans un éventail de 500 à 1 000 MW.
« Plus la technologie avance, plus les éoliennes sont puissantes. Pour un projet comme ça, on peut anticiper une centaine d’éoliennes qui génèrent en moyenne entre 5 et 7 MW », révèle-t-il.
Bâtir l’acceptabilité sociale
Puisque l’annonce du projet a été réalisée en janvier, Hydro-Québec est davantage en mode consultation pour le moment afin de « bâtir l’acceptabilité sociale ».
« Au printemps, il y a eu beaucoup de préconsultations afin de rencontrer les organismes du milieu pour les informer sur le projet qui s’en vient », explique M. Paquin.
Le porte-parole mentionne que c’était l’occasion pour prendre un premier contact et donner des informations, et « qu’éventuellement, il y aura un processus de consultations qui va s’enclencher ».
« On a une intention de développement dans la zone d’étude, et quand on sera plus avancé, il y aura un gros processus de consultation et de participation publique », annonce Vincent Paquin.

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