Un Breton sorti tout droit d’un roman d’aventures s’est arrêté quelques jours à Tadoussac, où il a livré ses expériences à propos de son tour du monde en voilier lors d’une causerie au café-bar Le Gibard.
Qualifié le voilier de Yann Quenet de « petit », c’est généreux. Le terme microscopique serait plus approprié pour parler du voilier de quatre mètres de longueur que le cousin français a lui-même construit.
« C’est minuscule en dedans du voilier. C’est à peine tout juste pour une personne », détaille Catherine Marck, l’organisatrice de la causerie du 25 août avec Yann Quenet.
La communauté au rendez-vous
Le navigateur en est actuellement à son deuxième tour du monde, mais il ne s’était pas arrêté au Québec la première fois.
Catherine Marck fait savoir qu’elle connaissait Yann Quenet et son périple par les réseaux sociaux, et l’idée lui vient d’organiser un événement lorsque le navigateur annonce sa venue à Tadoussac.
Yann Quenet figure d’ailleurs dans un film documentant son périple, et l’idée de le faire visionner aux gens va de soi pour l’organisatrice.
« Je lui en ai parlé tout de suite pour voir si ça l’intéressait que l’on passe le film avec une période de questions-réponses, et il a dit oui tout de suite », révèle Mme Marck.
On ne compte plus les kilomètres
« Durant son dernier voyage, il avait traversé le canal de Panama vers l’océan Pacifique et de là, il s’est rendu jusqu’en Polynésie française, les îles Marquises et finalement en Australie », énumère Mme Marck.
Cette dernière raconte que le navigateur est mal tombé en Australie et qu’il n’a pas pu entrer au pays en raison de la COVID-19.
Il prend alors le large de la Nouvelle-Calédonie en Océanie jusqu’à l’Île de la Réunion près de Madagascar en Afrique, une distance d’environ 7 000 milles nautiques ou environ 12 000 kilomètres.
Il retourne chez lui en août 2022 après 30 000 milles nautiques parcourus.
Lorsqu’il prend le large, Yann Quenet est sans moyen de communication avec la terre et peut passer plusieurs dizaines de jours sur l’eau.
Son approvisionnement en nourriture fait, le Breton accumule l’eau de pluie lorsque sa réserve d’eau potable arrive à sec.
Ma cabane au Canada
Cette fois, l’itinéraire de son périple le fait côtoyer le nord de plus près.
Le navigateur repart en croisière en juin 2024 pour atterrir dans le fleuve Saint-Laurent durant le mois d’août, après des mois de traverse dans les Antilles.
Son but, cette fois, est d’atteindre l’océan Pacifique via le Canada, où Yann Quenet veut passer une partie de l’hiver avant de traîner son voilier jusqu’en Colombie-Britannique le printemps prochain.
Pour l’instant, le navigateur se dirige pépère vers la ville de Québec en suivant le fleuve. « Il y va au fil du vent. Ce n’est pas quelqu’un qui est stressé et qui se met des objectifs très précis lors de son voyage », commente Catherine Marck.
Cette dernière indique que le navigateur a bien apprécié son passage à Tadoussac, et n’exclut pas qu’on le revoie dans un éventuel troisième tour du monde.
Avec les informations d’Annie Levasseur

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