Les lecteurs attendaient cette suite avec impatience : l’autrice des Escoumins, Elianne Tremblay, vient de lancer son quatrième roman, Neiapishkau Wapi – le retour.
L’ouvrage reprend l’histoire amorcée dans son tout premier livre, Le mystère à Neiapishkau, publié il y a deux ans, et met en lumière l’évolution d’un personnage marquant, Wapi.
« C’est, à mon grand plaisir, à la demande de mes lecteurs qui m’ont dit qu’ils n’en avaient pas assez. Ils voulaient que j’aille plus loin. C’est ce que j’ai fait et s’il manque autre chose, il ne faudra pas hésiter à me le dire », mentionne avec joie Mme Tremblay.
Selon cette dernière, les gens voulaient savoir ce qui était arrivé à Wapi, le bébé laissé sans maman à la fin du premier tome. Dans ce nouveau livre, elle le fait vieillir et on le retrouve 17 ans plus tard.
Pour retrouver le fil narratif, l’autrice a dû replonger dans son premier bouquin.
« J’avais écrit deux autres romans entre temps, il ne fallait pas que j’oublie des personnages, que j’oublie comment ça s’était passé, parce que c’est très facile de se perdre. Il fallait que je relise le premier vraiment adéquatement, que je prenne des notes pour ne pas répéter les mêmes choses et que les personnages soient crédibles », raconte-t-elle en riant, évoquant même avoir déjà « fait mourir deux fois le même personnage ».
Fidèle à son inspiration initiale, Elianne Tremblay situe l’action dans un village fictif inspiré de son milieu d’origine, Les Escoumins. Le nom Neiapishkau, qui signifie « pointe rocheuse » en langue innue, fait référence aux paysages de la Haute-Côte-Nord.
« Tout ce qui est écrit dans mes deux livres, c’est de la fiction. Je me suis calquée sur les lieux, sur la beauté des paysages. Je ne pouvais pas me tromper. C’est un site enchanteur. Je considère que Les Escoumins sont le plus beau village de la Haute-Côte-Nord », précise-t-elle.
Wapi, un héros marqué par l’Histoire
Dans cette suite, le personnage principal revient dans son village natal après des études difficiles. Intelligent et sensible, il tente de « taire ses démons », liés aux épreuves vécues par plusieurs autochtones de l’époque, notamment dans les pensionnats. Amour, trahison et quête d’identité rythment son parcours.
Le roman, qui se déroule dans les années 1880, s’appuie aussi sur certains faits historiques. « Je parle de Rivière Rouge au Manitoba. Ça a vraiment existé. Dans ces années-là, il y avait une école spécifique pour les jeunes qui voulaient aller étudier là et il y avait une portion qui était réservée aux autochtones. Mais le reste, l’histoire d’amour, c’est de la fiction », souligne l’autrice.
Un projet de retraite qui prend de l’ampleur
Depuis quatre ans, Elianne Tremblay publie un roman par année, un rythme qu’elle n’avait pas prévu. « Mon but, c’était d’en écrire un. C’est un projet de retraite que j’avais à cœur. J’ai toujours écrit, mais là, vraiment, j’y vais dans toute la splendeur de l’écriture. J’explore, j’étudie encore, je prends encore de la formation. Ce n’est pas mon dernier. J’ai plein d’idées », confie-t-elle.
Elle nourrit aussi des projets pour aller à la rencontre des jeunes dans les écoles et les bibliothèques, afin de les initier à la lecture et à l’écriture. « Mon souhait, ce serait de les amener à écrire leur propre petit livre, qu’ils pourraient ensuite retrouver dans leur bibliothèque municipale. »
Où se procurer le livre
Neiapishkau Wapi – le retour est disponible aux Escoumins, notamment à la pharmacie Brunet et au comptoir d’artisanat d’Essipit, ainsi qu’au Centre Archéo Topo aux Bergeronnes. Le roman peut aussi être commandé en ligne via leslibraires.ca.

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