Départ de Maïté Blanchette Vézina : François Legault minimise les critiques
Le premier ministre du Québec, François Legault, s'exprime devant son nouveau cabinet lors d'un remaniement ministériel à l'Assemblée nationale du Québec, le mercredi 10 septembre 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot
Le premier ministre François Legault ne fait pas grand cas du départ fracassant de la députée de Rimouski, Maïté Blanchette Vézina, affirmant que cela fait partie des risques du métier.
«Il faut rappeler que j’ai fait un remaniement la semaine dernière. Et comme tous les premiers ministres qui font un remaniement, quand on démet des ministres, il y a toujours un risque que ça finisse mal», a affirmé le premier ministre à l’émission «Des matins en or» sur les ondes d’ICI Première, vendredi.
Mme Blanchette Vézina a provoqué un coup de tonnerre à l’Assemblée nationale jeudi en annonçant qu’elle quittait le caucus caquiste une semaine après avoir perdu son poste de ministre des Ressources naturelles et des Forêts. Elle a aussi invité François Legault à partir.
Selon elle, le gouvernement caquiste a abandonné les régions du Québec. Une critique que François Legault a rejetée du revers de la main.
«Au contraire, je pense qu’il n’y a jamais eu un premier ministre qui a autant fait d’annonces dans les régions», a-t-il affirmé lors de l’entrevue à Radio-Canada.
«C’est important de jouer en équipe»
François Legault fait sa première visite en Abitibi-Témiscamingue depuis qu’il s’est nommé lui-même ministre responsable de cette région.
Rappelons que M. Legault a chassé le député d’Abitibi-Est, Pierre Dufour, du caucus caquiste, car il avait laissé entendre à «La Presse» qu’il pourrait démissionner si le premier ministre ne nommait pas un élu de sa région au cabinet.
«On peut tout dire à notre caucus, mais à l’extérieur c’est important de jouer en équipe. Pierre Dufour le sait très bien», a affirmé le premier ministre vendredi.
François Legault dit avoir envisagé de nommer un autre député de l’Abitibi, Daniel Bernard, au conseil des ministres. Il a plutôt décidé de s’attribuer la fonction.
«L’économie de l’Abitibi-Témiscamingue, je suis ça de très proche», a assuré le premier ministre.
«Ce n’est pas simple de former un conseil des ministres. Il y a beaucoup de critères qui sont utilisés. On veut avoir des gens qui ont certaines expertises. On veut des gens de différents âges, de différents sexes. On veut aussi être capable de choisir certains nouveaux, certains anciens», a-t-il ajouté.
Des mégawatts pour une mine
Le premier ministre était en Abitibi-Témiscamingue pour annoncer que son gouvernement et Hydro-Québec octroient 25 mégawatts pour la mine Odyssey du complexe Canadian Malartic.
Cette annonce va créer 1600 nouveaux emplois en Abitibi-Témiscamingue à un salaire moyen de 140 000 $ par année, selon le gouvernement.
«Vous avez un gars heureux devant vous aujourd’hui», a lancé le premier ministre en point de presse.
«Cette annonce s’inscrit dans la volonté du gouvernement du Québec et d’Hydro-Québec de stimuler l’économie, particulièrement dans les régions, en misant sur l’énergie propre», indique-t-on dans le communiqué de Québec.
Rappelons que le Québec veut doubler sa production d’électricité d’ici 2050.
Le premier ministre a fait cette annonce avec son nouveau ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Jean-François Simard, ainsi que ses députés de l’Abitibi, Daniel Bernard et Suzanne Blais.
Fait à noter, le député d’Abitibi-Est, Pierre Dufour – désormais indépendant –, était aussi présent lors de l’annonce.
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