Une nomination prestigieuse pour Jean-Philippe Messier

Par Charlotte Paquet 6:30 AM - 17 novembre 2025
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Jean-Philippe Messier croit que sa nomination récente à la présidence du Comité canadien du programme sur l'Homme et la biosphère au sein du Conseil international de coordination pourrait avoir des retombées positives pour la Manicouagan.  Photo Émélie Bernier

Jean-Philippe Messier vient d’être nommé au prestigieux poste de président du Comité canadien du programme sur l’Homme et la biosphère au sein du Conseil international de coordination dans le grand réseau des régions de biosphère de l’UNESCO sur la planète. 

L’arrivée du directeur général de la Région de biosphère Manicouagan-Uapiska (RBMU) s’inscrit dans la foulée du retour du Canada dans l’organe décisionnel principal du réseau après une absence de 32 ans.

Ce conseil international, M. Messier le décrit comme un grand conseil d’administration réunissant les représentants de 34 états élus sur les 142 états membres, qui représentent quelque 780 désignations de régions de biosphère.

Déjà président du comité canadien du programme depuis deux ans, le Manicois est particulièrement fier de sa nomination à l’échelle internationale. Elle n’allait pas nécessairement de soi, selon lui.

« Oui, ça allait de soi dans un sens parce que j’ai participé très activement à toute la diplomatie qui a permis d’être élu. En même temps, ça aurait pu ne pas arriver comme ça », indique-t-il, rappelant que dans bien d’autres états, ce ne sont pas des gestionnaires de réserves de biosphère qui siègent aux conseils internationaux.

Influencer 

À titre de président du comité canadien au Conseil international de coordination, Jean-Philippe Messier a bien l’intention d’influencer grâce aux grandes réalisations de la RBMU.

« Ce qu’on a fait ici depuis maintenant 20 ans, cette nomination-là devient une opportunité pour porter ce bagage-là aux plus hautes instances. Et en ayant ce siège-là qui permet d’influencer les grandes orientations du réseau international, ça me permet par défaut de porter les valeurs et l’approche de la RBMU. »

La région de biosphère de la Manicouagan, dit-il, a développé une excellente réputation de savoir-faire et d’expérience, notamment avec son approche entrepreneuriale et la participation active des Premières Nations avec Pessamit comme cogestionnaire de la Station Uapishka.

Ses responsabilités nationales et désormais internationales s’inscrivent dans la foulée des réalisations inspirantes faites localement, insiste le directeur général de la RBMU.

« Si on avait fait quelque chose qui ne marchait pas du tout, je ne pense pas que j’en serai là. C’est parce qu’on a fait quelque chose d’intéressant avec l’ensemble des partenaires de la collectivité », poursuit-il en citant le projet Ma Ville Ma Voix, la fondation de MU Conseils et, évidemment, la Station Uapiska. 

« C’est tous ces exemples-là qui s’incarnent dans le milieu local qui font en sorte que j’ai l’opportunité d’avoir ces responsabilités-là. En positionnant le Canada dans le grand réseau, par défaut, c’est tous les sites du réseau, dont Manicouagan, qui gagnent en visibilité, qui gagnent en crédibilité », ajoute M. Messier, qui croit que son nouveau rôle à très haut niveau pourrait avoir un impact positif dans la Manicouagan.

Fait à noter, le Canada compte un deuxième représentant au sein du Conseil international de coordination des réserves de la biosphère de l’UNESCO. Il s’agit de Olaf Jensen, un haut fonctionnaire du ministère Environnement et Changement climatique Canada.

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