Haute-Côte-Nord : une citoyenne veut aider les chats errants

Par Renaud Cyr 1:30 PM - 18 novembre 2025
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Les chats errants peuvent se réchauffer en période de froid extrême dans des abris fabriqués à partir de matériaux simples. Photo Renaud Cyr

Une citoyenne résidant à Essipit veut sensibiliser la population à la condition des chats errants sur le territoire durant l’hiver. Elle a décidé de distribuer des abris portatifs en plus de montrer aux gens comment les fabriquer.

À l’approche de l’hiver et des épisodes de froid extrême, les chats errants sur notre territoire peuvent en arracher pour trouver un endroit où se réchauffer.

Myriam Chamberland est réceptive à ce problème, et a voulu sensibiliser la population à leurs conditions notamment en leur montrant le moyen de construire un abri par le biais de ses réseaux sociaux.

La petite cabane peut être placée sur un terrain à l’abri de la neige pour que les chats se chauffent un peu les pattes.

« Contrairement à ce qu’on pense, les chats ne sont pas faits pour être dehors. Ils vont survivre, mais ils vont souffrir », commente-t-elle.

Elle a donc pris l’initiative de ramasser des objets simples pour fabriquer ses abris comme des glacières.

« C’est assez simple, tout ce qu’il faut c’est un peu de papier collant, de la toile de maison et de la laine isolante. À part le temps, ça ne coûte quasiment rien », explique Mme Chamberland.

Manque de services vétérinaires

La principale intéressée raconte qu’au fil des années, elle a recueilli plusieurs chats errants afin qu’ils trouvent une famille ou qu’ils soient rendus stériles pour stopper la surpopulation.

« Quand je vois un animal en souffrance, je suis incapable de dire non », fait-elle savoir, rappelant toutefois qu’un contrôle des populations de chats errants demanderait un effort collectif.

« Dans la région, il n’y a pas de SPCA, pas de service de vétérinaire pour la stérilisation et les prix sont rendus épouvantables pour avoir accès aux cliniques vétérinaires », se désole l’Escouminoise d’origine.

C’est ce qui donne de façon cyclique des problématiques de chats errants dans plusieurs villages de la Haute-Côte-Nord, rapporte cette dernière.

Cette situation est compliquée notamment par l’abandon d’animaux ou des déménagements dans des endroits qui n’acceptent pas les chats, aux dires de Mme Chamberland.

Elle caresse néanmoins le projet pour que cette problématique soit endiguée, et projette de s’associer avec un organisme qui viendrait dans la région pour offrir des services de stérilisation de chats recueillis dans une municipalité.

« J’ai contacté un organisme qui pourrait venir quelques jours pour la stérilisation à bas prix, et ils peuvent vraiment arrêter la surpopulation », note Myriam Chamberland, qui révèle au passage son désir de vouloir se pencher là-dessus dans les prochains mois.

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