Forestville se mobilise pour les 12 jours d’action contre la violence faite aux femmes
Nancy Parisée, intervenante à la Maison l'Amie d'Elle de Forestville. Photo Johannie Gaudreault
La Maison d’hébergement l’Amie d’Elle de Forestville s’implique pour les 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes, une campagne annuelle visant à sensibiliser la population et à prévenir la violence conjugale.
Du 25 novembre au 6 décembre, des activités sont prévues dans la région. L’Opération nationale concertée en matière de prévention de la violence entre partenaires intimes sera de retour le 26 novembre, en collaboration avec la Sûreté du Québec.
« Des tracts seront distribués partout sur le territoire de la Haute-Côte-Nord, de Forestville jusqu’à Tadoussac/Sacré-Cœur. On va aussi remettre des rubans blancs avec des informations sur la violence » explique Nancy Parisée, intervenante en prévention et sensibilisation à la Maison l’Amie d’Elle.
Un important événement est également organisé le 4 décembre aux Escoumins, de 19 h à 21 h, en collaboration avec les centres de femmes de la région et l’Alliance des femmes.
« Il y aura un témoignage d’une femme qui a vécu de la violence. Des autobus organisés permettront aux femmes d’y assister sans se casser la tête. Des arrêts seront ciblés dans chaque municipalité », précise l’intervenante.
Mieux vaut prévenir que guérir
Pour Nancy Parisée, l’objectif principal de ces 12 jours d’action est la prévention. « Si les gens n’entendent pas parler de prévention, ils restent dans leur petit cocon. La Haute-Côte-Nord, la distance est grande. »
« Mais la violence faite aux femmes est encore trop évidente aujourd’hui. On fait beaucoup d’activités pour aider les femmes à comprendre ce qu’elles vivent. Parce qu’il y en a, ça fait tellement longtemps qu’elles ne savent pas qu’elles vivent de la violence », ajoute-t-elle en précisant qu’il existe plusieurs formes de violence, pas seulement celle qui est physique.
La Maison l’Amie d’Elle accueille quotidiennement des femmes victimes de violences, avec ou sans enfants, tout en offrant des services externes accessibles 24 heures sur 24.
« Même si on est une maison d’hébergement pour femmes victimes de violences, on offre des services externes. Les gens ne le savent pas. Tu n’es pas obligé de quitter ton conjoint pour avoir recours à nos services », souligne Nancy Parisée.
La maison offre un soutien global et confidentiel, en accompagnant les femmes dans toutes les démarches nécessaires, que ce soit avec les avocats, la DPJ ou les travailleurs sociaux.
« On va épauler les femmes et les accompagner dans toutes les sphères. On est là pour les aider à reprendre le pouvoir sur leur vie. Ici, c’est confidentiel. C’est sécuritaire. Tu peux nous appeler, on va s’arranger pour que tu viennes, ou envoyer les policiers si tu es en danger. Il y a toujours une solution pour les aider tout le temps », estime l’intervenante.
La maison peut accueillir 12 femmes et enfants au minimum, selon les besoins, et adapte son soutien au rythme de chacune.
« On ne peut pas dire qu’elles vont régler leurs choses dans deux semaines. Il y en a qui vont prendre deux semaines, il y en a qui vont prendre quatre mois. Mais si la femme avance et continue à fonctionner, on va être là pour elle », précise Nancy Parisée.
Malgré l’importance des services offerts, l’intervenante reconnaît que la maison d’hébergement reste encore trop peu connue sur le territoire.
« Les gens pensent qu’il faut que tu sois hébergée pour avoir recours à nos services. Ce n’est pas vrai. Nous accompagnons plein de femmes. Ne vous gênez pas pour appeler, vous informer, c’est gratuit et sécurisé », conclut-elle.
Ces 12 jours d’action représentent une occasion de mettre en lumière le travail essentiel des maisons de femmes et de rappeler à la population que la violence faite aux femmes demeure un enjeu préoccupant sur la Côte-Nord et partout au Québec.


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