Réadaptation comportementale intensive

La Petite Boussole aide les 5 à 17 ans de la Côte-Nord

Par Charlotte Paquet 4:00 PM - 25 novembre 2025
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Karyna Paredes, Jean-François Miron, Karine Landry et Mélanie Talbot (3e à 6e) ont procédé à l'inauguration de La Petite Boussole, une unité de réadaptation comportementale intensive, en compagnie de Krystel Manning, Jody Lessard et Karine Nadeau, également associées au projet pour le CISSS de la Côte-Nord. Photo Charlotte Paquet

C’était jour d’inauguration, mardi à Baie-Comeau, pour le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord. La nouvelle unité de réadaptation comportementale intensive (URCI) La Petite Boussole représente ni plus ni moins qu’un tremplin pour les jeunes de 5 à 17 ans aux prises avec une déficience intellectuelle, un trouble du spectre de l’autisme ou une déficience physique, en plus problèmes de comportement.

Installée dans une résidence de la rue Leventoux propriété de Corelo, le bras immobilier du CISSS, La Petite Boussole compte cinq places, en plus d’une sixième destinée au répit. Elle est en opération depuis juin dernier et offre des séjours d’une durée moyenne de trois à six mois grâce à un budget annuel de près de près de 1,2 M$.

« On ouvre beaucoup plus qu’une ressource. Dans mon coeur, on ouvre la porte à de l’espoir pour les enfants de la Côte-Nord qui vivent avec situation de handicap », a mentionné Karine Landry, directrice des programmes de déficience intellectuelle, du trouble du spectre de l’autisme et de déficience physique.

Le nouveau service soutient les enfants dans la gestion leurs émotions et de leurs comportements problématiques et dans le développement de leur autonomie. « En somme, on travaille à prévenir l’hébergement institutionnel, à offrir à chaque enfant la chance d’évoluer dans un cadre humain et chaleureux », a poursuivi Mme Landry, en disant miser sur leur retour dans leur milieu familial, en famille d’accueil ou dans environnement plus adapté à leur situation.

L’URCI permet de travailler une routine de vie afin de normaliser les comportements et les habitudes de la clientèle en provenance parfois du centre hospitalier et d’autres fois du centre jeunesse ou d’une famille naturelle.

À leur sortie de La Petite Boussole, les jeunes continuent d’être suivis en externe par des éducateurs afin d’assurer la poursuite des apprentissages réalisés. Comme le dira si bien la directrice, le nouveau service n’est pas une fin en soi.

Des bénéfices

Après quelques mois d’opération, La Petite Boussole démontre ses bénéfices chez les jeunes. Selon sa cheffe de service, Karyna Paredes, les résultats sont tangibles. Elle parle notamment de progressions au chapitre du niveau de langage, d’améliorations dans les routines de vie et de diminution des problèmes de comportement. 

Sa collègue Mélanie Talbot, directrice adjointe aux programmes de déficience intellectuelle, du trouble du spectre de l’autisme et de déficience physique renchérit en soulignant que certains jeunes vont maintenant à l’école, alors qu’ils n’y allaient pas auparavant. La moindre petite habitude de vie qui s’ajoute est une victoire, insiste-t-elle.

Président-directeur général du CISSS de la Côte-Nord, Jean-François Miron a salué la création de cette ressource en région, qui s’ajoute à sept autres dans l’ensemble du Québec. La Petite Boussole, a-t-il dit, vient combler un besoin important dans la région.

Il a rappelé que le CISSS a tenté maintes fois de trouver un promoteur privé pour assumer la responsabilité de la réadaptation de cette clientèle à titre de ressource intermédiaire, mais en vain.  

Actuellement, 12 personnes sont à l’emploi de l’URCI et six postes sont à pourvoir. Le personnel réunit des employés du CISSS, des membres de l’équipe volante ou encore de la main-d’oeuvre indépendante.

On a ici un aperçu de la salle de jeux de la résidence. Photo Charlotte Paquet