Le président-directeur général du CISSS de la Côte-Nord, Jean-François Miron, a profité de la séance publique du conseil d’administration d’établissement pour adresser directement l’un des sujets les plus sensibles dans le réseau de la santé : l’implantation de la loi 2. Aucun départ de médecin n’est à l’horizon pour le moment, assure-t-il.
Le PDG a reconnu les tensions qui secouent présentement le Québec, mais a insisté sur la volonté d’écouter les médecins et de protéger les ressources médicales déjà fragilisées sur la Côte-Nord.
« À l’instar de tout ce que le Québec vit actuellement, il y a une certaine inquiétude. Il y a beaucoup de questions qui demeurent sans réponse pour lesquelles on travaille », a-t-il mentionné aux médias après la séance tenue le 26 novembre à Baie-Comeau.
À ce jour, M. Miron n’a reçu aucune lettre de démission de la part des médecins nord-côtiers. « Ce qui est tombé sur mon bureau, ce sont des éléments réguliers, routiniers comme on reçoit au quotidien », a-t-il confirmé.
« Quand j’ai des interactions avec les équipes, il n’y a pas personne qui dit je quitte ou je m’en vais. Par contre, il y a plusieurs questions. De l’incertitude certainement, mais je n’ai pas eu d’informations concernant des départs », a poursuivi le PDG.
Une oreille attentive
Alors que plusieurs CISSS et CIUSSS du Québec rapportent des inquiétudes importantes chez leurs équipes médicales, M. Miron a tenu à préciser que la Côte-Nord adoptera une approche progressive et respectueuse dans l’application de la réforme.
Ce dernier croit que la clé réside dans la bienveillance et dans l’écoute. « On a fait preuve de bienveillance. J’étais beaucoup à l’écoute. On a eu des tables des chefs particulières, j’ai informé le CODIR, j’en ai parlé à l’Assemblée des gestionnaires aussi. On a fait attention de garder une approche humaine et une couleur qui est la nôtre, je pense, sur la Côte-Nord. »
Le PDG a indiqué participer à « deux à trois rencontres par semaine avec Santé Québec » consacrées à ce dossier, un signe de la complexité et de l’importance de cette transition pour l’ensemble du réseau.
Au-delà des enjeux administratifs et de gouvernance, l’une des préoccupations majeures demeure la capacité de la Côte-Nord à maintenir et attirer des médecins. Jean-François Miron a été clair : l’organisation agira pour préserver chaque médecin en poste.
« Faire attention de préserver chaque médecin que nous avons sur notre territoire. J’espère qu’on va être capable de tirer notre épingle du jeu », a-t-il indiqué.
Cette position s’inscrit dans un contexte régional où les effectifs médicaux sont déjà sous pression en raison de l’étendue du territoire, des défis de recrutement et des besoins croissants de la population nord-côtière.
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