Une nouvelle course de bateaux sur le Saint-Laurent

Par Renaud Cyr 12:00 PM - 26 novembre 2025
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La toupie, première chose que les participants vont voir en quittant pour la course en août 2026. Photo Sophie Corriveau

Les amateurs de navigation vont être servis en 2026, car une nouvelle course nautique aura lieu sur le fleuve Saint-Laurent durant le mois d’août. Une régate comme dans le bon vieux vieux temps à laquelle les marins de tous horizons pourront participer.

La St-Laurent 400 est une épreuve concoctée par le navigateur Pierre-Olivier Hivon et son équipe de l’organisme à but non lucratif Plaisanciers du Saint-Laurent, qui organise également le Rallye Croisière.

Le nom le dit, c’est 400 milles nautiques que les navigateurs vont devoir parcourir de Tadoussac à Havre-Aubert aux Îles-de-la-Madeleine, un peu sous les 800 kilomètres au total.

Pour le navigateur, le désir de rendre hommage à ce qui se faisait par le passé est une partie appréciable de la démarche.

« Il y a déjà eu des courses comme ça dans le passé, c’est juste que ça s’est effacé dans le temps. Les jeunes marins fougueux du temps sont devenus plus vieux, et on a un peu perdu cet esprit de régate roturière qui existait à l’époque », raconte M. Hivon.

Il explique qu’à la lumière de ce qui se fait comme courses aujourd’hui sur le fleuve, celle-ci en est une de niveau élevé en termes de distances et de difficulté de navigation.

« Normalement, les courses au Québec, ça va être un parcours avec des bouées, et je trouvais qu’il en manquait peut-être une qui était de plus longue distance », résume-t-il.

Rendre le Saint-Laurent accessible

À l’autre extrême, il existe des courses comme le Transat Québec-Saint-Malo qui réunissent des marins pour traverser l’océan Atlantique.

Cependant, les organisateurs avaient le goût de quelque chose de plus accessible afin de faire participer les navires de Monsieur et Madame Tout-le-Monde.

« J’avais le goût de briser un peu le moule et de permettre aux marins du Saint-Laurent de participer à une course qui fait rêver le monde », mentionne Pierre-Olivier Hivon.

« Les Îles-de-la-Madeleine et Tadoussac sont des destinations assez fortes dans les cœurs et dans les rêves de chacun », ajoute le navigateur.

Son équipe et lui ont d’ailleurs pris la décision de séparer les participants en deux catégories, soit performance et endurance.

Trois podiums

La course prévoit une escale à Rivière-au-Renard en Gaspésie après un premier tronçon de 253 milles nautiques à partir de Tadoussac.

L’organisateur fait savoir que les navigateurs pourront faire la course d’un coup, ou en compléter seulement une des deux parties.

Il y aura donc trois podiums, toujours dans le but de « mettre tout le monde en sécurité ».

« Une fois dans le golfe du Saint-Laurent, on se retrouve dans un plus grand plan d’eau qui peut être assujetti à de la houle résiduelle venant de l’Atlantique, et la navigation pourrait être plus dangereuse », mentionne Pierre-Olivier Hivon.

« Étant donné qu’on a certains standards de sécurité à respecter, ça va permettre au plus grand nombre de gens de participer à la course de la meilleure manière possible pour eux », se réjouit le navigateur.

« Plus il y a de podiums, plus les gens sont contents », ajoute-t-il avec humour.

Une course sécuritaire

Un événement de cette envergure nécessite une bonne dose de manœuvres sécuritaires, et l’organisation a prévu le coup.

Pierre-Olivier Hivon révèle qu’après les inscriptions, les navigateurs auront des formations à l’horaire afin de respecter une limite de sécurité minimale pour assurer le bon déroulement de la course.

« On travaille sur une liste inspirée par celle que demande Transports Canada aux bateaux, qui va être un peu plus précise. »

La course ne pourra pas être accomplie en solo et au moins 50 % de l’équipage d’un navire aura à compléter un cours de sécurité en mer.

« Pour nous, la course, c’est un moyen pour permettre aux gens de devenir plus sécuritaires en mer et développer de meilleures techniques. Notre but, c’est de mettre du monde sur l’eau qui est du monde fiable », lance-t-il en mettant l’emphase sur ce qu’il appelle la culture de la sécurité en mer, une pratique essentielle aux yeux de l’organisation de la course.

Pierre-Olivier Hivon (en haut à gauche) et son équipe qui s’occupe de l’organisation de la course St-Laurent 400. Photo Courtoisie

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