Une conférence sur le sexe, « la moins vulgaire qu’on peut trouver », promet son présentateur de l’UQAC, s’adressera aux aînés de Sept-Îles.
Simon Girard, professeur en génétique humaine à l’UQAC, aime bien dire à la blague qu’on devrait prescrire des conférences, afin de garder les cerveaux des retraités actifs. « Pour la majorité des maladies neurologiques, c’est plus efficace de se garder actif cognitivement que de prendre des médicaments », dit-il.
Le 9 décembre à 13 h, l’Université du Québec à Chicoutimi présentera la toute première activité de l’Université du troisième âge, au campus de Sept-Îles. La conférence Les gènes du sexe (Grosse corvette, p’tite gamète) sera présentée par Simon Girard. L’activité s’adresse à tous, en autant que le sujet vous intéresse, précise le professeur. Et selon lui, ce sujet risque d’en intéresser plusieurs.

L’université du troisième âge est une belle occasion de garder son cerveau actif.
« J’aime bien dire que le cerveau, c’est un muscle. Puis que quand on garde ce muscle là actif, on va vieillir mieux », explique M. Girard.
Le titre de la conférence pique la curiosité.
« C’est vraiment un titre qui fait jaser, mais quand on fait une conférence sur le sexe, c’est un peu ce qu’on veut faire aussi », rigole Simon Girard.
Il précise que c’est la conférence sur le sexe la moins vulgaire qu’on peut trouver. On y parlera de la reproduction chez plusieurs espèces, mais pas chez l’humain, celle-ci étant trop complexe. La conférence s’attardera davantage à la reproduction d’un point de vue factuelle chez d’autres espèces de vertébrés.
« On n’a pas le choix de retourner un peu aux origines, à l’époque où la vie, c’était des formes unicellulaires, surtout des bactéries. »
« La reproduction chez la bactérie, c’est une affaire qui est relativement simple. La bactérie va juste accumuler des ressources, s’assurer d’avoir ce qu’il faut pour faire la reproduction et quand elle est prête, elle se divise et c’est terminé. »
Chez les vertébrés cette méthode a évolué vers une reproduction où il doit y avoir une fusion, une méthode plus compliquée, explique le professeur.
« C’est intéressant de se pencher un peu sur l’évolution et de comprendre pourquoi c’est un chemin qui a été pris par la majorité des espèces animales. »
Près de 100 % des vertébrés se reproduisent par reproduction sexuelle, raconte M. Girard. « Il faut donc qu’il y ait des avantages à choisir cette méthode. »
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