Le passionné de compétitions de chasse au chien d’arrêt et résident de Portneuf-sur-Mer, Ken Tremblay, est sur une lancée depuis quelques années. Cependant, il pense à quitter le monde de la compétition en raison des coûts élevés et des longues distances à parcourir.
Ken Tremblay pratique la chasse au chien d’arrêt avec ses trois chiens depuis quelques années, et participe à des compétitions de la National Shoot To Retrieve Association (NSTRA) qui organise fréquemment des concours.
La division dont il fait partie au sein de la NSTRA est celle du Central Canada, qui englobe le Québec et les provinces atlantiques ainsi qu’une partie de l’Ontario.
Les concours se déroulent aux deux semaines tout au long de l’été, ce qui le mène en Ontario ou à Sainte-Croix dans Lotbinière.
Le natif de Saint-Marc-de-Latour en convient, ça fait pas mal de route. C’est l’une des raisons qui l’ont poussé à songer à arrêter les concours d’association pour de bon.
« C’est 9 ou 10 heures de route à chaque fois. Il y a aussi les frais d’inscriptions et l’hébergement durant la fin de semaine, et il y a aussi le coût de la vie en général qui est de plus en plus élevé », détaille-t-il.
Haut niveau
Il y a eu du nouveau dans la vie de Ken Tremblay cette année avec l’acquisition d’un nouveau chien de compétition, Luigi.
Ce dernier n’a pas été formellement entraîné pour les compétitions, mais il a quand même fait ses preuves en remportant 20 points et deux premières places au podium durant l’été.
« Il partait de très très loin. Quand on est arrivé sur le terrain, on a travaillé de pair et c’était de toute beauté de voir ça aller », raconte Ken Tremblay.
Son autre chien Target a de son côté remporté cinq premières places au podium en 2025, et a terminé neuvième durant le tournoi de sélection régional de la division.
« C’est quand même bien, surtout qu’on court contre les meilleurs », explique le dresseur.
Ces résultats veulent également dire que ses deux chiens sont à veille de ne plus pouvoir compétitionner dans la catégorie amateur, car ils ont accumulé trop de points dans leur carrière.
« Au niveau où je suis rendu, il faudrait que je m’entraîne tous les jours pour garder de bons résultats », dit M. Tremblay qui précise qu’il n’y a pas de retour en arrière possible à moins d’acquérir un nouveau chien. « Ce n’est pas nécessairement fini, mais on songe à une retraite », ajoute-t-il.
Pour le plaisir
Dorénavant, Ken Tremblay aimerait davantage se concentrer sur l’aspect ludique de la chasse au chien d’arrêt. « Au final, ça reste un plaisir assez dispendieux, surtout pour faire de la compétition », affirme-t-il.
Les sommes d’argent investies pour inscrire les chiens ainsi que le déplacement et d’autres frais pourront être utilisées de manière à promouvoir le plaisir.
« Je pensais l’investir dans l’achat d’oiseaux ou de location de terrain et organiser des parties entre amis », mentionne Ken Tremblay. « Il n’y aura pas de bourse ni de trophée à la fin. C’est juste pour s’amuser avec les chiens », explique-t-il.
Il dit toutefois vouloir garder ses chiens, et continuer l’entraînement avec eux pour améliorer leurs aptitudes de chasse.

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