La passion de la cuisine, la volonté d’être son propre patron et une tomate qui ne coupe pas en raison d’un couteau mal affuté ; tous ces ingrédients ont mené Caleb Chenard à se lancer en affaires à l’âge de 16 ans. Le Baie-Comois offre aujourd’hui un service unique dans la région : l’affûtage et l’aiguisage de couteaux, ciseaux et lames.
« Je fais un peu de tout. Si on me le demande, je peux sûrement trouver un moyen de l’aiguiser », lance le jeune de 17 ans, fondateur de l’entreprise L’artisan du tranchant. Il aiguise et affûte les couteaux de cuisine, de chasse, de pêche, les lames de menuiserie ou à tondeuse, les ciseaux et encore plus.
Il a su que son père possédait une meule à eau pour affûter les couteaux, lorsqu’il lui a demandé d’en acheter d’autres.
« Une journée, j’essaie de couper une tomate et ça ne coupe pas. J’ai demandé à mon père d’acheter de nouveaux couteaux. Il me répond : non, on va les aiguiser », raconte-t-il. « À 15-16 ans, j’ai commencé à me demander ce que je voulais faire de ma vie. Je savais que je voulais être mon propre patron. »

Son père, qui le supporte et le supervise dans son projet, avait déjà des équipements de base, ce qui a permis à Caleb Chenard de commencer à se pratiquer. Il a commencé ses premiers « contrats » avec sa famille et son entourage. En quelques mois, il s’est davantage équipé pour accroitre ses compétences et ses services à la population de Baie-Comeau et des environs.
Tout est dans tout
Il a transformé ce petit incident en opportunités d’affaires. Par ailleurs, le démarrage de son entreprise tombait à point avec un projet qu’il devait déposer dans le cadre du Programme d’éducation intermédiaire, à l’école secondaire Serge-Bouchard de Baie-Comeau.
« Je devais faire une présentation et je me suis dit que tant qu’à faire un rapport sur un truc inventé, j’allais le faire sur mon entreprise », explique-t-il.
Les choses se sont accélérées lorsque ce travail d’école l’a mené à s’inscrire au Défi OSEntreprendre, qu’il a remporté au régional et au provincial. La publicité allant de soi, le bouche-à-oreille s’est intensifié et les applications de messages se sont mises à se remplir dans le téléphone de Caleb Chenard.
Il compte aujourd’hui plus de 200 clients. Sans avoir de contrat signé, il a été interpellé à deux reprises par le Château de Baie-Comeau. « Je pense qu’ils sont satisfaits de mes services », lance-t-il à la blague. « En vérité, j’aime les choses bien faites », ajoute celui qui est entré à l’automne 2025 au Cégep de Baie-Comeau, en Comptabilité et Gestion.
Il est important à noter que le jeune Baie-Comois n’est pas laissé seul dans sa lancée entrepreneuriale. Il ne manque pas de parler de son père qui l’a grandement aidé depuis le tout début. « Je ne serai jamais seul en réalité », confie-t-il.
Un succès
Mais qu’est-ce qui explique le succès de cette entreprise plutôt inusitée à Baie-Comeau ? La réponse est simple : il réussit à répondre à un besoin du quotidien. « Ça fonctionne, parce qu’il n’y en avait pas avant. C’est un besoin et un désir des gens d’avoir des couteaux qui coupent », s’exclame Caleb Chenard.
À la veille de ses 18 ans, le jeune entrepreneur ignore ce que lui réserve l’avenir. Il ose même partager avoir une liste d’entreprises qu’il aimerait un jour mettre sur pied. Chose certaine, ce ne sont pas les idées qui manquent !
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.