Place aux Autochtones sur le marché du travail

Par Emelie Bernier 6:55 AM - 27 décembre 2025 Initiative de journalisme local
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Vanessa Thomas, rencontrée à l'occasion du Congrès Québec Mines+Énergie. Photo Emelie Bernier

Présente dans 27 communautés autochtones, la Commission de développement des ressources humaines des Premières Nations du Québec promeut l’employabilité autochtone, en créant les conditions favorables au lien employeur-employé, notamment via la sécurisation culturelle et l’accompagnement professionnel.

Membre de la nation innue de Uashat mak Mani-utenam, Vanessa Thomas est chargée de projet en intégration de la main-d’œuvre autochtone, à la Commission de développement des ressources humaines des Premières Nations du Québec (CDRHPNQ).

Cette organisation déploie 31 centres de services dans 27 communautés des Premières Nations et quatre villes (Montréal, Québec, Val-d’Or et Sept-Îles) et a pour mission de « contribuer à l’épanouissement personnel et professionnel des Premières Nations en les accompagnant activement dans leur cheminement vers l’emploi». 

« Un de nos objectifs, c’est d’accompagnés les membres des Premières Nations en formation pour les garder motivés, pour qu’ils puissent persévérer jusqu’à la fin. On travaille avec eux pour s’assurer qu’ils soient vraiment dans le bon programme qui correspond à leur objectif de carrière », indique Mme Thomas. 

Des agents de développement d’emploi travailleront en amont pour solliciter des employeurs qui correspondent au parcours de formation de l’éventuel employé et établir un lien entre les deux parties.

La sécurisation culturelle est d’ailleurs un volet important de la mission du CDRHPNQ.

« Des entreprises nous sollicitent pour qu’on les sensibilise aux réalités culturelles des Premières Nations, qu’on les aide à être mieux outillés. Le principal défi, c’est la méconnaissance et notre mandat est d’arriver à ce qu’ils soient ouverts aux réalités des Premières Nations pour qu’ils puissent développer de bonnes pratiques dans leur milieu, pour faire une place à la main-d’œuvre des Premières Nations, qui est ici, au Québec. »

Sans nier la pertinence de l’immigration professionnelle, la CDRHPNQ veut rappeler aux employeurs que la main-d’œuvre des Premières Nations est là, « disponible ». 

« On n’a rien contre l’immigration, mais les étapes seraient vraiment moins nombreuses si on mettait davantage d’efforts sur ceux qui sont ici, qui occupent le territoire depuis longtemps », résume Vanessa Thomas.

Tous les domaines d’emploi peuvent bénéficier de l’apport de la CDRHPNQ, avance-t-elle. 

« Il faut voir comment aller susciter l’intérêt, de part et d’autre, et ce qu’on peut faire, nous, c’est aider à créer l’environnement de travail sécurisant culturellement pour que les façons de faire soient adaptées et qu’éventuellement, lorsque les entreprises recrutent, il y ait un maintien de lien d’emploi. C’est vraiment le cœur de notre travail qu’on voit plus à moyen long terme », conclut Mme Thomas.

La CDRHPNQ fêtera ses 30 ans en 2026.

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