Vous êtes nombreux à me saluer à l’épicerie ou au restaurant, à me dire que mes articles vous ont plu, que vous lisez religieusement votre journal papier chaque semaine. Chaque fois que je reçois ce genre de témoignage, je suis touchée. Oui, les temps sont durs pour les médias, mais grâce à vous, fidèles lecteurs, nous n’avons pas envie de baisser les bras. Au contraire…
Vous nous donnez l’élan dont nous avons tant besoin. Cette année, plus d’une fois, nous avons senti le sol trembler sous nos pieds.
L’irruption de l’intelligence artificielle a changé la donne à une vitesse qui nous a parfois coupé le souffle.
Les faux sites de nouvelles se sont multipliés comme des mirages dangereux, semant le doute et brouillant les repères.
Sur les réseaux sociaux, la désinformation a couru plus vite que la vérité, plus fort que les nuances, plus loin que les faits vérifiés.
Rejoindre les plus jeunes est devenu un défi quotidien. Leur manière d’habiter le monde, d’absorber les contenus, de s’informer (ou de ne pas le faire) nous force à repenser nos façons d’être présents.
Et malgré tous nos efforts, il arrive que l’on se demande : nous entendent-ils encore ?
Pendant ce temps, les géants du web, eux, avancent sans jamais regarder derrière. Ils captent les revenus, les attentions, les habitudes. Ils avalent l’espace médiatique comme une mer qui ronge la berge.
Nous, nous avançons autrement : à taille humaine, avec des moyens modestes, mais avec une conviction qui ne se monnaie pas. Celle que votre histoire mérite d’être racontée, et racontée par des gens d’ici.
Il y a eu aussi ces attaques blessantes, parfois violentes, de quelques voix méfiantes ou complotistes qui voient en nous des ennemis plutôt que des artisans du réel.
Il y a eu les soupirs, les doutes, les soirs où l’on se demande si notre travail est encore entendu comme il devrait l’être. Informer est devenu un acte de persévérance. Parfois même un acte de foi.
Et puis, tout à coup, au détour d’une allée d’épicerie, vous nous dites : « Continuez. On vous lit. Vous êtes importants. »
Et ces mots-là, croyez-le, valent plus que tout. Ils ramassent nos épuisements, ils font taire nos inquiétudes, ils nous rappellent que notre place n’est pas un caprice. Elle est une nécessité.
Si votre journal est toujours là aujourd’hui, c’est parce que vous êtes là. Parce que vous comprenez qu’un média local n’est pas un luxe : c’est une respiration. C’est le miroir de ce que nous sommes collectivement. C’est ce qui nous relie, nous éclaire, nous rassemble.
Nous avons affronté les bourrasques en 2025. Parfois courbés, mais jamais cassés. Et si nous tenons bon, c’est parce que vous nous portez.
Votre fidélité, vos encouragements, votre confiance : c’est tout cela qui nous permet de continuer, de nous réinventer, de croire que demain a du sens pour les médias d’ici.
Alors, en cette ultime journée de l’année, je veux vous dire merci. Un merci franc, entier, sincère.
Merci d’ouvrir nos pages. Merci de choisir l’information locale, même quand le monde vous bombarde d’images, de rumeurs et de distractions. Merci de croire que les histoires d’ici méritent une voix.
Surtout, n’hésitez jamais à m’aborder, peu importe si je suis dans les allées de fruits et légumes ou au spectacle de vos enfants. Vos bons mots seront toujours une musique à mes oreilles.
En 2026, nous serons encore là. Parce que ce territoire mérite d’être raconté. Et parce que tant que vous serez au rendez-vous, nous continuerons, avec cœur et courage, à faire ce que nous faisons le mieux : être votre lien avec ce qui se passe chez nous.
Bonne année, chers lecteurs nord-côtiers ! Merci, mille fois, d’être là !
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