Les moments marquants de l’année en Haute-Côte-Nord
Moments marquants de l'année en Haute-Côte-Nord. Photos archives
Grève des CPE
En 2025, les travailleuses des CPE de la Côte-Nord ont multiplié les grèves. Dès la fin janvier, elles étaient dehors devant leurs établissements pour lancer un message au gouvernement. Devant l’impasse au niveau des négociations, il y a aussi eu des journées de débrayage en avril.
Les employées demandaient surtout une charge de travail allégée, une meilleure rémunération, des primes pour régions éloignées et de meilleures conditions pour les besoins particuliers.
Une entente de principe a finalement été conclue le 6 mai pour le renouvellement de la convention collective de ses membres. Un conciliateur avait été intégré au dossier le 1er mai, à la demande du syndicat.

Un coût pour le pont sur le Saguenay
La ministre Geneviève Guilbault a dévoilé que la construction d’un pont sur la rivière Saguenay coûterait 4,2 milliards. Cette déclaration de la ministre est survenue après le dépôt, en avril, des résultats des études d’opportunité et socioéconomique sur le projet de pont au comité de liaison.
Mme Guilbault a mentionné que les études démontraient des retombées économiques intéressantes, mais aussi des gains en matière de tourisme, de productivité pour la région ainsi qu’en création d’emploi.
De son côté, la Coalition Union 138, qui milite en faveur de ce projet, a déclaré en conférence de presse que les études dictent clairement que la construction du pont serait plus payante pour la région que les traversiers de Tadoussac.
Un meilleur retour sur l’investissement et un gain en productivité ; voici les points soulevés qui font sourire les défenseurs du projet
Pas de cellulaire à l’école
Les écoles sont redevenues bruyantes sur la Côte-Nord depuis la rentrée scolaire, qui s’est déroulée sans cellulaire.
C’est du moins les premiers constats observés cet automne à la polyvalente des Rivières de Forestville par des intervenantes scolaires rencontrées par le Journal.
Depuis l’interdiction des cellulaires à l’école, on nous mentionne que les élèves parlent davantage entre eux et socialisent plus. La direction et la travailleuse sociale constatent cependant une légère hausse des conflits, car les jeunes doivent réapprendre à régler leurs différends en personne.
L’école voit aussi une diminution des enjeux liés aux réseaux sociaux, aux messages négatifs et aux photos prises en secret.
Traverse Rimouski-Forestville : le promoteur se dévoile
Le CNM Évolution ne traverse plus entre les rives de Rimouski et Forestville depuis août 2022. Depuis ce temps, les citoyens des deux côtés du fleuve surveillent de près le retour du service de traversée.
Au cours des dernières années, on entendait parler qu’un projet était en cours de préparation, mais rien ne tangible n’était dévoilé au grand jour. C’est à l’automne 2025 que les espoirs sont vraiment revenus puisqu’un promoteur a officiellement levé la main pour reprendre le service maritime.
Il s’agit de Louis-Olivier Carré des Industries Rilec au Bas-St-Laurent. L’homme d’affaires s’est dévoilé et a levé le voile sur son projet. Le navire convoité a même été exposé au grand public.
Aux dernières nouvelles, la balle était dans le camp du gouvernement du Québec qui doit financer une partie de la traverse pour que le promoteur puisse aller de l’avant.
La Halte du Béluga se revampe
La fin de l’été 2025 a rimé avec un investissement majeur dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent. Ce dernier a dévoilé une Halte du béluga entièrement rénovée au coût de 1,25 million de dollars.
Ce lieu d’observation et de recherche scientifique, qui donne sur l’une des plus importantes aires de résidence des bélugas, est situé à Sacré-Cœur. Réouverte aux visiteurs après d’importants travaux, l’infrastructure ancrée sur le cap rocheux de la baie Sainte-Marguerite, dans le fjord du Saguenay, a été revampée de fond en comble.
En plus du belvédère déjà construit, la halte comporte maintenant plusieurs espaces d’observation, incluant un amphithéâtre, une aire d’observation libre et un coin pique-nique. Un deuxième étage a été ajouté, appelé l’espace science, qui est entièrement dédié à la recherche sur les bélugas.
De la vie dans l’ancienne scierie
Une nouvelle entreprise de construction d’habitations modulaires a démarré ses opérations dans l’ancienne usine Kruger à Longue-Rive au début du mois d’août 2025. Une nouvelle qui n’a pas manqué de réjouir la Municipalité ainsi que la population qui peuvent maintenant voir de la vie dans l’usine désaffectée.
Le groupe BNG Éco Modulaire est né d’une collaboration entre Boisaco, la coopérative forestière la Nord-Côtière et Éric Gagnon, qui ont signé une convention entre actionnaires pour le démarrage de l’entreprise.
La base de ses activités sera concentrée à l’ancienne usine de sciage Kruger dans le secteur de la Pointe-à-Boisvert, dont les bâtiments désertés depuis 2007 ont été cédés à la Municipalité.
La mission de l’entreprise est de concevoir et de produire des habitations modulaires durables et économiques à partir de matériaux locaux, et selon des pratiques à faible empreinte écologique.

Des logements pour aînés
Enfin ont crié les aînés de Forestville qui attendaient patiemment depuis plus de 5 ans la construction de nouveaux logements abordables. Chose promise, chose due. Douze unités de logement ont été inaugurées le 26 août 2025, un an après la première pelletée de terre.
Le nom des nouveaux édifices a été dévoilé par la même occasion. Ils se nomment Villa Micheline Anctil en hommage à la présidente de l’organisme promoteur (Villa Forestville) qui n’a pas ménagé ses efforts pour arriver à ses fins.
Ce chantier a nécessité un investissement de plus de 5,4 M$. Le gouvernement du Canada a contribué au projet pour plus de 2,5 M$ et le gouvernement du Québec a quant à lui versé près de 1,9 M$.
La Ville de Forestville a pour sa part accordé un crédit de taxes de 25 ans à l’organisme en plus de donner le terrain qui accueille les logements.

Tadoussac accueille le monde
Pour une deuxième fois en 19 ans, Tadoussac était l’hôte du Congrès de l’Association des plus belles baies du monde. C’est le 21 septembre en soirée que le coup d’envoi de cet événement rassemblant 23 pays a été donné à l’Hôtel Tadoussac.
L’organisation du congrès a nécessité des efforts jugés colossaux pour une si petite équipe municipale. Le travail de l’ex-conseillère Jane Evans Chamber qui a pris en main la présence de l’événement à Tadoussac, notamment le recrutement de bénévoles, a été souligné.
Rappelons que le congrès se tenait jusqu’au 27 septembre. Les 150 délégués représentant 45 baies venant de 23 pays sur 4 continents se déplaçaient à Campbellton et Baie-des-Hérons au Nouveau-Brunswick pour la deuxième partie à compter du 24 septembre.

Avec Karianne Nepton-Philippe
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