L’arrivée d’une nouvelle vétérinaire à Sept-Îles permet d’offrir plus de disponibilités

Par Nadia Dorval 9:04 AM - 6 janvier 2026
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Dre Isabelle Plamondon, propriétaire de la Clinique vétérinaire Sept-Îles et Dre Julianne Nadeau-Grondin, nouvelle vétérinaire en poste. Photo Nadia Dorval

Après cinq année de haut et de bas et d’efforts constants de recrutement, la seule clinique vétérinaire de Baie-Trinité à Blanc-Sablon retrouve enfin une stabilité pour répondre aux besoins de ce grand territoire, avec l’arrivée en poste d’une sixième vétérinaire. 

L’entrée en poste d’une nouvelle vétérinaire permettra à la Clinique vétérinaire Sept-Îles de traiter plus de cas dans leurs horaires normaux.

« Ça fait beaucoup moins d’urgence en surplus, parce qu’on a de la place pour les voir, ces animaux-là », explique la vétérinaire et propriétaire de la clinique, Dre Isabelle Plamondon. 

En 2020 la clinique passait de trois à deux vétérinaires. Depuis, les efforts de recrutements ont été soutenus. 

Puis, il a près d’un mois, la Clinique vétérinaire Sept-Îles a annoncé l’arrivée en poste d’une sixième vétérinaire, la Dre Julianne Nadeau-Grondin, originaire de Lévis.

Cet ajout réduit la pression sur l’équipe de la clinique. Cela permet aussi d’avoir davantage de plages horaires à offrir aux clients, qui ont besoin de consulter pour leur animal, mais pour qui la vie n’est pas en danger dans l’immédiat.

« Les cas comme : je me suis fait frapper, ou je ne mange pas depuis hier, ou j’ai vomi toute la nuit. Avant, on avait de la place pour les voir dans trois semaines. Là, on a de la place tout de suite », explique Dre Plamondon.

Des efforts de recrutement qui portent fruit

La propriétaire de la clinique vétérinaire multiplie les démarches pour faire du recrutement, depuis quelques années. Elle nomme entre autres le speed dating de recrutement qui se déroule chaque année, à Saint-Hyacinthe. Cette activité réunit des étudiants de troisième, quatrième et cinquième année en médecine vétérinaire qui visitent des kiosques de cliniques.

« L’année passée, on était 220 cliniques, qui avaient un kiosque. C’est vraiment comme un speed dating. On a, entre sept ou neuf minutes par candidat. Puis, on leur vend notre la région, la job, le poste, etc. », dit Isabelle Plamondon.

En plus du speed dating, la clinique vétérinaire s’affiche dans les petites annonces, les revues vétérinaires et des groupes de vétérinaires.

« Des photos de la plage démontrant le rythme de vie ici, c’est des façons un peu moins conventionnelles d’aller susciter l’intérêt et aussi d’offrir le fly-in, fly-out », explique Mme Plamondon.

Selon elle, cette option séduit grandement les nouveaux finissants.

« Pour eux, c’est moins d’engagements que de dire, OK, oui, je déménage à Sept-Îles, puis je vais avec eux pour les dix prochaines années », dit Isabelle Plamondon.

Un autre élément qui charme les étudiants en médecine vétérinaire est la possibilité de travailler sur des cas très variés, comparativement à d’autres cliniques de pratique générale.

« Par exemple, à Québec, qui est plus proche des centres d’urgence, les vraies urgences, ils les réfèrent directement aux centres d’urgence. Ici, on les voit, parce que les patients sont à huit heures de route des centres d’urgence », explique Mme Plamondon.

Le bouche-à-oreille est également très efficace pour le recrutement.

« Beaucoup de stagiaires viennent ici, puis tombent en amour soit avec la dynamique de la clinique, soit avec le genre de cas qu’on voit », dit Dre Plamondon.

C’est d’ailleurs comme ça que la nouvelle vétérinaire, Dre Julianne Nadeau-Grondin, a entendu parler de la Clinique vétérinaire Sept-Îles.

« C’était du bouche-à-oreille. Je travaillais avec des collègues qui ont travaillé ici en fly-in fly-out justement, qui disaient que la clinique était incroyable, que Sept-Îles aussi, c’était vraiment le fun », explique la Dre Nadeau-Grondin.

En venant visiter la clinique, elle a eu un coup de cœur pour l’équipe, puis pour la diversité et la complexité des cas qui l’ont vraiment interpellée.

« Puis aussi, la région, la Côte-Nord. Moi, c’est sûr que j’aime beaucoup le plein air, c’est ça qui m’a attirée aussi », ajoute-t-elle.

La nouvelle vétérinaire est en poste depuis le mois de septembre. Elle pratique la médecine animale depuis un an et demi.

« Ce qui me passionne dans mon métier, c’est qu’on est vraiment polyvalents, on peut faire plein de choses. Aussi, c’est sûr, les animaux. Ce n’est pas une surprise ! Puis, le fait d’aider les gens. On parle beaucoup, c’est le fun d’avoir des relations aussi avec eux », souligne Dre Julianne Nadeau-Grondin.