Chasse au loup-marin : Essipit reste à l’écoute

Par Renaud Cyr 6:55 AM - 20 janvier 2026
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Le Conseil de la Première Nation des Innus Essipit n'est pas fermé à investir dans la chasse aux phoques si la faisabilité d'une relance est démontrée.  Photo Pixabay

Par le passé, des discussions avaient été enclenchées avec l’ancien coordonnateur des activités en milieu maritime au Conseil de la Première Nation des Innus Essipit pour trouver un moyen de rendre la chasse rentable.

« Il avait les oreilles ouvertes, et c’est la même chose pour moi. C’est une ressource qui est là, et c’est un questionnement qu’on a à savoir qu’est-ce qu’on peut faire avec », affirme l’actuel coordonnateur, Donald Bouchard.

Cependant, il se montre prudent. « Je ne vois pas comment on pourrait refaire une industrie comme on a déjà essayé d’avoir dans les années 1970 et 1980. On ne se ferme pas à ça, mais c’est sûr que les manières de faire de l’époque ne seraient plus nécessairement faisables. Ce n’est pas évident », avance M. Bouchard.

Le coordonnateur fait savoir que pour être rentable, une telle entreprise devra faire dans du « gros volume », ce qui n’est pas gagné avec une poignée de chasseurs seulement.

« Après, il y a tout le marketing, le respect des normes pour une éventuelle usine, et aussi que ça parle à un public qui n’est pas conquis d’avance », ajoute Donald Bouchard.

Une question d’argent

Le Journal a voulu savoir si un investissement de la Première Nation serait quelque chose d’envisageable pour la suite des choses, moyennant un plan d’affaires complet et bien monté.

« On ne refuserait pas une opportunité d’utiliser une ressource disponible et qui fait partie de la tradition d’ici à de bonnes fins. Tout est une affaire de savoir si c’est faisable », exprime M. Bouchard.

Étant toujours une question de fonds, pour Donald Tremblay, une partie de la solution passerait par ceux qui exploitent les autres ressources maritimes du fleuve.

« J’ai toujours dit que le loup-marin ne se développera pas tant et aussi longtemps que les associations de crabiers, de homardiers et des pêcheurs de poissons de fonds ne mettent pas l’épaule à la roue. C’est eux qui l’ont l’argent, et en plus, le loup-marin mange leurs ressources », conclut M. Tremblay.

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