La fermeture annoncée du centre d’études collégial de Forestville, relevant du Cégep de Chicoutimi, représente bien plus qu’un simple ajustement administratif. Pour la Haute-Côte-Nord, c’est un recul majeur en matière d’accès à l’éducation, de persévérance scolaire et de vitalité régionale.
Comme directrice du Carrefour jeunesse-emploi de la Haute-Côte-Nord, je peux le constater fréquemment nos jeunes sont talentueux, motivés, mais confrontés à des obstacles réels : éloignement, coûts élevés pour étudier à l’extérieur, isolement, manque de ressources. Pour plusieurs, poursuivre des études collégiales hors région n’est tout simplement pas envisageable.
Le centre d’études collégial jouait un rôle essentiel. Il offrait un accès local, abordable et sécurisant à l’enseignement supérieur. Il servait de premier tremplin pour celles et ceux qui hésitent, doutent ou n’ont pas les moyens de partir. Sa disparition risque de priver les jeunes les plus vulnérables d’une possibilité concrète de formation.
Cette fermeture s’inscrit aussi dans une tendance préoccupante pour notre territoire. Chaque service retiré éducatif, de santé, culturel ou administratif laisse une marque. L’éducation est pourtant l’un des leviers les plus puissants pour freiner la dévitalisation; former ici pour retenir ici.
Investir dans l’éducation locale n’est pas une dépense. C’est un choix de société. C’est offrir aux jeunes les mêmes chances que partout ailleurs. C’est contribuer au développement économique, social et humain de la Haute-Côte-Nord.
J’invite les partenaires, les élus et la population à se mobiliser pour revoir cette décision. Nos jeunes méritent des possibilités, pas des portes qui se ferment. Notre région mérite des investissements, pas des retraits.
Revenir sur cette décision, c’est croire en l’avenir de la Haute-Côte-Nord.
Claudine Roussel
Directrice générale Carrefour jeunesse-emploi de la Haute-Côte-Nord
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.
Les études sont pas a porter de main ici en région. Les jeunes doivent pour avoir une chance égale pour s’instruire. On est pris à envoyer nos jeunes aller à l’extérieur pour s’instruire, ce n’est pas accessible a tous et c’est eux qui vont en payer le prix. Une très mauvaise nouvelle pour les jeunes . J’espère que des solutions pourrons être apportées pour éviter cette fermeture.
Myriam Chamberland
Ancienne étudiante du Cegep de Chicoutimi à Forestville.
Je suis en total accord avec votre lettre ouverte, il faut pas voir l’éducation comme étant une dépense mais bien comme un investissement. On arrête pas de nous parler d’investir dans le capital humain et particulièrement dans nos jeunes mais quand viens le temps de sabrer dans les dépenses on n’hésite pas à fermer des portes au lieu de de faire les choses autrement. Exemple: on aime mieux fermer le seul lieu d’études supérieures à Forestville que de revoir nos dépenses dans de l’ensemble du réseau collégial de Chicoutimi, sommes nous entrain de nous dire qu’on ne vaut pas l’investissement qui a été fait au cours des 30 dernières années?
NON à la fermeture du CEC de Forestville : Un coup de masse pour notre région
La décision de fermer le Centre d’études collégiales (CEC) de Forestville est bien plus qu’une simple coupe administrative ; c’est une attaque directe contre l’avenir de la Haute-Côte-Nord.
Pourquoi nous nous opposons à cette fermeture :
• L’exode de nos jeunes : Forcer nos étudiants à s’exiler vers les grands centres pour étudier, c’est les condamner à ne jamais revenir. Nous vidons notre territoire de sa plus grande richesse.
• L’accessibilité à l’éducation : Étudier en région est un droit, pas un luxe. Cette fermeture crée une barrière financière et psychologique pour de nombreuses familles qui ne peuvent assumer les frais d’un exil étudiant.
• Vitalité économique : Un établissement d’enseignement est le cœur battant d’une communauté. Sans le CEC, c’est tout le dynamisme de Forestville et des environs qui s’étiole.
L’éducation ne doit pas être une question de rentabilité comptable, mais d’occupation du territoire. Nous demandons aux décideurs de reconsidérer cette position et d’investir dansnos institutions plutôt que de les démanteler.
Sauvons notre CEC. Pour nos jeunes, pour notre avenir, pour la Haute-Côte-Nord.