Scierie des Outardes : les employés manifestent et démontrent l’urgence d’agir
Les employés de la Scierie des Outardes font valoir l'urgence d'agir, au ministère des Ressources naturelles et des Forêts, par une manifestation le 22 janvier. Photo Karianne Nepton-Philippe
Les employés de la Scierie des Outardes font valoir l’urgence d’agir, au ministère des Ressources naturelles et des Forêts, par une manifestation le 22 janvier.
Ils sont au moins une soixantaine à s’être réunis à Baie-Comeau, dès le début du rassemblement, pour faire passer leur message, dans un contexte d’inquiétude face à la fermeture temporaire.
« Il y a une urgence d’agir du côté du ministère, mais on ne le ressent pas actuellement qu’il y a cette urgence », lance Martin Dugas, représentant national d’Unifor pour le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et la Côte-Nord.
Ce dernier représente le syndicat des employés, qui vivent dans l’incertitude. « Depuis quelques mois, il y a 700 emplois qui se sont perdus dans le secteur sur la Côte-Nord, avec Baie-Comeau et Port-Cartier. D’autres secteurs souffrent aussi au Québec. »
« On ne sent pas de vision ou d’urgence de trouver des solutions », déplore M. Dugas, qui voit les employés continuer à arriver sur place.

15 ans de retard
Martin Dugars mentionne qu’il n’y a pas d’inquiétude pour l’usine, car on ne parle pas de fermeture définitive.
Toutefois, cet arrêt temporaire démontre selon lui une lacune plus importante pour l’industrie forestière au Québec.
« Oui, il y a tout le contexte avec le marché américain, mais on doit avoir une meilleure vision au Québec sur la foresterie. On est en retard de 15 ans », dit-il.
« Présentement, certains se sont retrouvé un autre travail. Mais, on pourrait se retrouver avec des gens qui n’auront pas ce qu’ils espèrent et des familles qui pourraient décider de quitter la région », souligne-t-il.

Présence des élus
Notons la présence de plusieurs élus dès le début de la manifestation à 9 h.
Le préfet de la MRC de Manicouagan, Guillaume Tremblay, et la mairesse de Pointe-Lebel, Lise Arsenault, étaient les premiers arrivés.
Le maire de Baie-Comeau, Michel Desbiens, trouvait aussi important de soutenir les employés.
« C’est important pour moi d’être ici, parce que beaucoup de gens de Baie-Comeau travaillent à la Scierie des Outardes. On a formé un comité d’élus et on se tient au courant tous les jours des nouvelles. On essaie de faire avant le dossier », indique M. Desbiens.
« J’imagine, demain je n’ai plus de travail, je dois attendre de savoir si ça va réouvrir, ça doit être très stressant », poursuit-il.

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