« Ça fait drôle de passer de l’autre bord », lance Mathias Hernandez, qui se tient désormais entre les poteaux de l’équipe rivale. Le nouveau gardien du Drakkar est déjà 100 % concentré et veut donner un « bon show » aux partisans de Baie-Comeau.
Mathias Hernandez a été échangé le 27 décembre des Saguenéens de Chicoutimi contre l’ancien gardien de but du Drakkar, Lucas Beckman.
« Je l’ai su tout de suite après Noël et le 28 décembre, je devais déjà être à Sherbrooke avec l’équipe », raconte-t-il.
« Je veux apporter un bon show », s’exclame le cerbère. « Chaque game, ça risque d’être un bon show. Ce n’est pas parce qu’on est dernier au classement cette année qu’on n’est pas capable de battre d’autres équipes ! »
Il ne cache pas le sentiment particulier, mais amusant de jouer, une semaine après la transaction, contre son ancienne équipe.
« J’ai trouvé ça le fun de jouer contre les Sags. C’est certain que ça aurait été plus le fun de gagner. Mais, tu joues contre tes amis, tu les achales un peu », lance-t-il à la blague.
Temps de glace et expérience
Enfiler ses jambières pour une équipe en pleine reconstruction n’est pas du tout négatif pour le gardien de 18 ans. C’est en réalité avec plus de temps de glace qu’il souhaite gagner en maturité et travailler sur sa constance.
« La reconstruction, c’est un beau défi. C’est parfait pour prendre de l’expérience », note le numéro 35. « Les jeunes ici sont très bien guidés avec le groupe de leaders dans l’équipe », poursuit-il.

Chose certaine, après seulement quelques matchs à domicile, Mathias Hernandez se nourrit déjà de l’énergie de la foule enflammée du Centre sportif Alcoa.
« Les fans sont intenses ! Des fois, il y a 1 000 personnes et j’ai l’impression qu’il y en a 8 000 tellement que c’est bruyant. Ils ne savent peut-être pas, je crois, comment ça peut tout changer », fait-il savoir.
La passion de goaler
Celui qui se souvient de regarder les enfants jouer dans la rue, de la fenêtre de sa garderie, s’est rapidement retrouvé devant le filet pour combler le poste quand il a décidé d’aller les rejoindre.
« Vers 4-5 ans, j’ai commencé à jouer dans la rue et il n’y avait pas de goaler », confie Mathias Hernandez.
S’il est rendu où il est aujourd’hui, c’est purement par passion. « La passion de goaler, c’est différent. C’est une sensation difficile à expliquer, mais il y a une satisfaction à chaque arrêt que tu fais. J’aime ça, c’est pour ça que je fais ça », laisse-t-il tomber avec un sourire.

Le cahier de présentation des nouveaux joueurs du Drakkar est disponible dans l’édition du 28 janvier du journal Le Manic.
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