L’autrice Isabelle Larouche inspirée par la communauté d’Ekuanitshit

Par Nadia Dorval 3:01 PM - 3 février 2026
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L’autrice Isabelle Larouche, lors de son passage de deux mois dans la communauté d’Ekuanitshit pour enseigner en 2024. Photo courtoisie

L’autrice jeunesse Isabelle Larouche a passé deux mois en 2024 à Mingan, dans la communauté d’Ekuanitshit. C’est là qu’elle a eu l’inspiration pour l’histoire de son nouveau livre Mikuan et Apinam, mettant de l’avant les paysages et la culture de la communauté innue de la Côte-Nord. 

Disponible un peu partout depuis la fin janvier, le court livre illustré Mikuan et Apinam s’adresse aux jeunes de 6 ans et plus. Les lecteurs sont invités dans le quotidien de Mikuan et de son petit frère Apinam, qui se retrouvent confiés à leurs grands-parents. Les enfants découvriront la cuisson de la banique, les promenades en forêt, la cueillette de la chicoutai et quelques mots d’innu-aimun.

« C’est l’univers des Innus, le quotidien d’un enfant, aujourd’hui, dans sa communauté. Pour faire connaître au reste de la province, comment ça se passe pour ces jeunes-là ? », dit Isabelle Larouche, l’autrice du livre.

Cette dernière enseigne depuis de nombreuses années. En plus d’avoir passé deux mois à Mingan, elle a aussi enseigné à La Romaine, à George River et à Kanesatake.

« Là, présentement, je suis au Nunavik. Je suis en train de faire un projet à Kuujjuaq », dit Mme Larouche. « J’ai été tellement enrichie par mes rencontres avec les Premières Nations. J’essaie d’apprendre la langue, de vraiment vivre un peu avec eux, de découvrir la richesse de leur culture », explique-t-elle.

Les jeunes lecteurs pourront d’ailleurs découvrir des endroits réels de la communauté d’Ekuanitshit, comme le shaputuan qui se trouve derrière l’école Teueikan. Les illustrations sont l’œuvre de l’artiste Tara Miller.

Suite à ses nombreux passages dans les communautés autochtones de la province, Isabelle Larouche souhaite partager ses expériences et ses découvertes avec les jeunes autochtones et allochtones.

« J’espère qu’ils puissent se reconnaître [les jeunes lecteurs autochtones]. Il y a très peu de livres où les jeunes autochtones peuvent se reconnaître en tant que personnages, en tant que héros. Alors ça aussi, c’est important pour moi. C’est un peu mon travail d’enseignante qui n’est jamais trop loin », dit Isabelle Larouche.

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