Le projet d’aciérie alimentée à l’hydrogène vert de Stegra, anciennement H2 Green Steel, à Sept-Îles, connaît une baisse de régime. L’entreprise n’a plus de représentant officiel au Québec. Patrick Tobin, qui tenait ce rôle jusqu’ici, a quitté l’entreprise l’automne dernier, confirme Karin Hallstad, directrice des communications.
Le projet, insiste-t-elle, est « toujours actif », bien que Stegra concentre présentement ses énergies à « compléter son usine de Boden ».
« Nous continuons les dialogues sur l’énergie, les partenariats et autres sujets dans quelques locations à l’extérieur de la Suède, dont à Sept-Îles », ajoute dans un échange de courriels, Mme Hallstad.
La visite en novembre dernier de Luisa Orre, directrice du développement des affaires de l’entreprise et responsable des projets à l’extérieur de la Suède, avait comme objectif de rappeler aux partenaires que l’intérêt est toujours là.
Paul Lavoie, directeur général de Développement économique Sept-Îles (DESI), estime que le projet n’a pas de plomb dans l’aile.
« C’est un dossier qui demeure extrêmement intéressant. On est encore actif dessus, mais on le traite comme un projet qui est repoussé dans le temps, essentiellement pour des raisons de disponibilité énergétique. La taille du bloc énergétique est considérable et n’est pas disponible », explique-t-il.
Ce dernier avait été à même de mesurer l’intérêt de l’entreprise pour la Côte-Nord en octobre 2023, lorsqu’une délégation de DESI s’était rendue en Suède pour aller à la rencontre des promoteurs de Stegra, à l’époque H2 Green Steel.
Plusieurs éléments positifs étaient identifiés comme favorables à la Côte-Nord, dont les infrastructures en place et l’expertise en développement du côté du Centre de recherche du Cégep de Sept-Îles.
Rien n’est acquis, rappelle toutefois le DG de DESI.
« C’est un immense projet qui vient avec ses enjeux. Jamais personne n’a pris pour acquis que c’était dans la poche. L’enjeu énergétique est majeur. »
Stegra a également des projets au Portugal et au Brésil, mais « ce que le promoteur nous dit, c’est que pour eux, Sept-Îles demeure le meilleur site pour faire une seconde usine », ajoute M. Lavoie.
Pour le moment, la « perspective temporelle » change. « C’est encore un projet auquel on croit, mais on n’a juste pas la pédale au fond », conclut M. Lavoie.
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