La Pointe Sauvage désormais protégée aux Bergeronnes

Par Emelie Bernier 10:10 AM - 10 février 2026 Initiative de journalisme local
Temps de lecture :

Nichée entre les rivières Petites et Grandes Bergeronnes, à la jonction des eaux douces et salées, la Pointe Sauvage abrite des milieux humides et marais riches en biodiversité. Photo courtoisie

La Première Nation des Innus Essipit et Conservation de la nature Canada s’unissent pour protéger un site patrimonial d’importance sur la Côte-Nord, la Pointe Sauvage, située entre les rivières Petites et Grandes Bergeronnes.

Cette alliance permettra de préserver un secteur particulièrement riche en biodiversité sur le Nitassinan de la communauté innue, dans le secteur de Bergeronnes.

Petites-Bergeronnes, Pointe-Sauvage. Stéphane Desmeules

La Pointe Sauvage, connue traditionnellement sous le nom innu Atak’ Amegwas Kaneyàts (Pointe aux poissons blancs) abrite des «milieux humides d’exception et une biodiversité remarquable» en plus d’être un lieu historique d’importance. 

« Historiquement, la Pointe Sauvage a été un grand lieu de campement pour les Essipiunnuat et il est aujourd’hui encore un territoire vivant pour la pratique d’innu-aitun, (la culture innue). Ce partenariat témoigne de notre volonté commune de préserver ce site patrimonial d’importance pour notre communauté », explique Michael Ross, directeur du  Développement et Territoire pour le CPNIE.

L’eau salée et l’eau douce se rencontrent au coeur de la Pointe Sauvage. Courtoisie

Depuis 1998, CNC a fait l’acquisition de plusieurs lots privés dans le but de protéger plus de 200 hectares dans ce secteur. Une entente formelle a été conclue entre le CPNIE  et CNC en 2023 afin «d’élaborer un plan de gestion conjoint, combinant savoirs traditionnels et approches scientifiques».

«En associant les savoirs des Essipiunnuat à l’expertise en conservation de CNC, nous élaborons une approche novatrice qui place les communautés autochtones au cœur des décisions. Ce partenariat est un exemple concret de collaboration en conservation autochtone qui témoigne de l’engagement de CNC en matière de réconciliation avec les Premières Nations, et ce, en s’appuyant sur les savoirs Innus concernant la Pointe Sauvage», affirme Guillaume Proulx, chargé de projets à Conservation de la nature Canada au Québec.