Grâce à un partenariat avec Loisir et Sport Côte-Nord, une kinésiologue du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord s’implique pour relancer les clubs de marche dans la région.
Les clubs de marche de chacune des municipalités de la Haute-Côte-Nord ont connu des hauts et des bas au fil du temps, et ne fonctionnent plus beaucoup.
La kinésiologue Julie Bourgeault fait savoir que des clubs ont eu des périodes d’activité un peu partout, mais que pour le moment, seulement ceux de Tadoussac et des Bergeronnes fonctionnent bien.
Elle tente de trouver des responsables dont la tâche principale est de prendre les présences aux rendez-vous, afin que chaque municipalité ait son propre club.
« Le ou la responsable n’a pas besoin d’animer. Elle a simplement besoin d’être là et de marcher avec les autres », dit-elle.
Le club peut ensuite développer ses parcours et avoir accès à de l’équipement via des subventions, comme des sacs à dos, des bandes réfléchissantes, des podomètres et des crampons pour ne nommer que ceux-ci.
Mode de vie actif
La promotion d’un mode de vie actif et les saines habitudes de vie font partie du mandat de Julie Bourgeault, en plus de la prévention des maladies chroniques.
« Le but, c’est d’encourager la marche dans la région et que les gens aient un minimum d’équipement pour le faire », souligne la kinésiologue.
Cette dernière affirme que la marche est un bon moyen de se garder en forme, et surtout très simple. « On ouvre la porte et on commence à marcher », affirme-t-elle.
En plus d’être d’une simplicité désarçonnante, la marche possède beaucoup de bienfaits. « Ça fait presque tout. Ça aide à régler et à prévenir beaucoup de problèmes », explique Mme Bourgeault.
Au niveau de la santé physique, la marche aide à réduire les risques de maladies cardiaques, l’hypertension, et aide à améliorer la circulation sanguine, en plus d’augmenter la densité osseuse et renforcer les muscles du bas du corps.
« On a une meilleure énergie au quotidien. On est à l’extérieur, ça aide au niveau de la concentration, de l’humeur, de la mémoire et de l’attention en plus de diminuer le stress et l’anxiété. »
Plus facile en ville ?
La kinésiologue mentionne qu’accompagner la formation d’un club de marche n’est pas aussi facile qu’on peut le croire, même si ceux qui existaient « marchaient fort » et qu’il y a un bon bassin de marcheurs dans plusieurs de nos municipalités.
« Quand je parle du club de marche dans mon réseau, les gens me disent que ça les intéresse et qu’ils aimeraient être accompagnés », révèle-t-elle.
Mme Bourgeault accompagne les clubs en y participant quelques fois dans l’année. Elle ne peut se prononcer sur les raisons exactes qui gardent les marcheurs chez eux.
« On ne sait pas. On sait qu’à Baie-Comeau ou à Québec ça marche super bien, mais peut-être que ça a un lien avec l’absence de trottoirs », note-t-elle.
Elle estime que de se réunir pour marcher a quelque chose de positif notamment pour le contact humain.
« Le fait que ce soit un club de marche comme tel, c’est important pour le social. C’est un endroit où on peut partager avec des gens et se faire des amis », avance Julie Bourgeault.
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.