Zone 18 : prémisse d’une nouvelle chasse sur la Côte-Nord
Les chasseurs de la zone 18 pourront récolter du chevreuil en novembre 2026. Photo courtoisie Sophie Thibault (Anticosti)
À l’automne 2026, la chasse au chevreuil sera ouverte pour la toute première fois sur la Côte-Nord (zone 18), conséquence d’importants changements à la distribution géographique du cervidé qui s’aventure de plus en plus vers le nord.
Historiquement, l’aire de distribution du cerf de Virginie se trouve dans le sud de la province, sous le 47e parallèle.
L’espèce s’accommode bien des hivers qui y sont plus cléments qu’au nord et des forêts feuillues ou mixtes où il déniche une alimentation abondante et variée ainsi que des abris.
Si son aire de répartition progresse vers le nord, c’est parce que les changements climatiques et les activités humaines comme la foresterie favorisent la croissance de végétaux dont il s’alimente, notamment.
On l’observe désormais dans des zones où il était autrefois absent, notamment « dans certains secteurs de Charlevoix, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord », indique le ministère de l’Environnement, de la Lutte aux changements climatiques, de la Forêt, de la Faune et des Parcs (MELCCFP).
« Très rare » sur la Côte-Nord au début des années 2000, le chevreuil a fait l’objet d’observations récentes qui suggèrent qu’il est maintenant « suffisamment présent dans la zone 18 pour permettre une chasse selon les modalités des zones marginales », indique le MELCCFP. La chasse sera d’ailleurs ouverte pour une première fois à l’automne 2026 dans la zone 18 qui englobe les MRC de La Haute-Côte-Nord et de la Manicouagan.
La chasse sera limitée à une seule fin de semaine destinée à la relève à l’arc-arbalète et à 6 jours à l’arc-arbalète pour tous. Trois jours à l’arme à chargement par la bouche-fusil suivront. La récolte d’un seul mâle avec bois sera permise.
Rien ne laisse présager que le cerf colonisera le territoire nord-côtier. « La progression vers le nord de l’espèce est limitée principalement par des conditions trop rigoureuses pour répondre à ses besoins physiologiques et alimentaires », précise-t-on.
« Les sapinières à bouleau jaune que l’on retrouve majoritairement entre les 47e et 49e parallèles – une bande qui s’étend approximativement du nord de la ville de Québec jusqu’au sud de Baie-Comeau – ne constituent pas un habitat optimal pour le cerf et celui-ci ne s’y retrouve qu’en faible densité. Encore plus au nord et en altitude, là où croissent les sapinières à bouleau à papier, les conditions deviennent défavorables à sa survie, rendant sa présence rare », ajoute le ministère.
La chasse remplit également un rôle au sein de la recherche. « Les indicateurs de suivi associés à la chasse permettront de préciser la répartition des cerfs sur la Côte-Nord et l’état des populations. Les modalités de gestion pourront être adaptées au besoin selon l’évolution de celles-ci », spécifie-t-on.
Un prélèvement « conservateur » est autorisé pour mettre en valeur la ressource présente en faible abondance et pour documenter la présence de l’espèce. « Le suivi des populations de cerf permettra ensuite de moduler les modalités de chasse pour les rendre plus ou moins permissives selon les tendances et les objectifs poursuivis », conclut le MELCCFP.
Pour l’automne 2026, la fin de semaine de la relève aura lieu la fin de semaine des 31 octobre et 1er novembre. La période arc et arbalète du 7 au 12 novembre et la période arme à chargement par la bouche et fusil du 13 au 15 novembre.

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