Immigration : l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord interpelle à son tour le gouvernement

Par Emy-Jane Déry 12:06 PM - 19 février 2026
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Une majorité des membres de l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord. Photo courtoisie

Les préfets de la Côte-Nord demandent à Québec d’introduire une clause de droit acquis pour les personnes touchées par l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ). 

L’Assemblée des MRC de la Côte-Nord a adopté une résolution qui va dans le même sens que les positions récemment défendues par l’Union des municipalités du Québec (UMQ), en matière d’immigration. 

La Côte-Nord est la seule région de la province reconnue en dévitalisation, ont fait valoir les six préfets, lors d’une rencontre d’une heure tenue dans les derniers jours avec le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Jean-François Roberge. 

La situation unique de la Côte-Nord exige selon eux « une approche différenciée, adaptée aux défis démographiques, économiques et de main-d’œuvre du territoire ». 

« Pour planifier nos services, soutenir nos entreprises et accueillir convenablement les personnes immigrantes, nous avons besoin de règles claires, stables et adaptées », a affirmé la préfète de la MRC de Minganie et présidente de l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, Meggie Richard. « Ce que nous demandons au gouvernement, c’est de reconnaître notre situation d’exception et d’en tenir compte dans ses décisions. »

Les élus demandent une prévisibilité accrue dans la planification des seuils et des tirages et une plus grande transparence quant aux données, critères et règles encadrant les différents programmes.

Le fédéral aussi

Parallèlement, les élus nord-côtiers demandent au gouvernement du Canada une clause de droit acquis pour les travailleuses et travailleurs du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) déjà au pays. 

Une demande de rencontre avec la ministre fédérale de l’Immigration a été transmise dans les derniers jours, a fait savoir l’Assemblée.

Les élus souhaitent des mesures transitoires « claires et stables », pour permettre aux entreprises de garder leurs employés dans des situations de besoins critiques.

« La Côte-Nord ne peut pas se permettre de perdre des travailleuses et des travailleurs déjà intégrés dans nos entreprises, nos services publics et nos communautés. Les gouvernements doivent adapter leurs règles pour protéger à la fois les personnes immigrantes et la vitalité de nos milieux », a indiqué Micheline Anctil, mairesse de Forestville, préfète de la MRC de la Haute-Côte-Nord et vice-présidente de l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord. 

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