Le maire de Sept-Îles se dit satisfait du support du gouvernement provincial en matière de lutte contre la criminalité sur le territoire, en marge d’une motion adoptée la semaine dernière à l’Assemblée nationale évoquant que « Sept-Îles affiche actuellement la progression de la criminalité violente la plus rapide au Québec ».
Le maire Benoit Méthot n’était pas au courant que cette motion allait être déposée par le Parti québécois, conjointement avec des députés indépendants, de Québec solidaire et du Parti libéral.
À la fin de son dépôt et de son adoption à l’unanimité le 11 février, il a été mentionné que la motion serait acheminée directement au maire de Sept-Îles. Plus d’une semaine plus tard, il ne l’avait toujours pas en main.
N’empêche, la situation de la hausse de la criminalité que la Côte-Nord connaît depuis les dernières années, c’est « très préoccupant », indique le maire.
« On ne peut pas accepter ça comme étant une situation normale ou raisonnable pour laquelle on va être passif », dit Benoit Méthot.
Or, il estime qu’actuellement, beaucoup de travail est fait pour lutter contre le crime organisé et la violence armée.
« Ça donne des résultats. Il y a des arrestations, etc., mais ça ne règle pas le problème du jour au lendemain », précise-t-il.
Le maire met un bémol à la donnée rapportée dans le reportage de J.E et évoquée dans la motion, soit celle d’une hausse de 149 % de la criminalité sur la Côte-Nord.
« C’est un peu dramatisant. Ça tend à vouloir laisser l’image que c’est le Far West. Je pense qu’on n’est pas encore là », dit M. Methot. « Il faut faire attention à l’image qu’on donne. On dit 149 % d’un très faible taux, ça demeure un faible taux. On ne fait pas cette nuance-là quand on fait les reportages. »
Mais reste « qu’un crime est un crime de trop et il ne faut pas l’accepter », poursuit-il.
Priorité enfant
Le maire affirme que sa priorité première est les enfants. Préoccupé par la notion de recrutement des jeunes par le crime organisé, il s’est rendu dans quelques écoles du territoire, afin d’aller prendre le pouls et de voir si la Ville pouvait apporter son support.
« Ça ne veut pas dire que les jeunes ne sont pas courtisés ailleurs, mais dans les écoles, ça va bien », rapporte-t-il. « On me dit que la Sûreté du Québec est présente avec les intervenants du milieu scolaire. Qu’ils sont là au besoin. »
L’automne dernier, le ministre de la Sécurité publique, Ian Lafrenière, a annoncé une enveloppe de 140 M$ pour la prévention du recrutement d’adolescent par des groupes criminels.
L’enveloppe s’inscrit dans le cadre du Programme québécois de lutte contre la criminalité (PQLC).
C’est une des actions concrètes du gouvernement, qui fait en sorte que le maire de Sept-Îles ne se sent pas délaissé face à la hausse du crime sur son territoire.
« Je suis satisfait du travail qui est fait », dit Benoit Méthot, qui est régulièrement en communication avec les dirigeants de la Sûreté du Québec pour suivre la situation.
Le partage d’information entre les corps de police leur permet d’être beaucoup plus efficaces, croit M. Méthot.
« Ils en ont des résultats sur le terrain. Il y a des arrestations, des saisies d’armes, de drogues aussi. Donc oui, je suis satisfait de ce qui est fait », réitère-t-il.
Le son de cloche qu’il reçoit au niveau policier est que les effectifs sont présents en nombre suffisant sur le territoire. Le maire fait savoir qu’il demeure disponible pour intervenir au niveau politique au besoin.
Criminalité en hausse : plus de soutien réclamé pour la Côte-Nord
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