66 éditions plus tard : l’histoire vivante du tournoi Marc Richard

Par Anne-Sophie Paquet-T. 12:00 PM - 2 mars 2026 Initiative de journalisme local
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C'est en 2024, devant un gymnase rempli de jeunes, que le tournoi a officiellement pris le nom de Marc-Richard, soulignant l'implication du bénévole depuis le début des années 1980. Photo Association de soccer mineur de Baie-Comeau

Né au début des années 1980 d’une simple idée portée par un bénévole passionné, le tournoi de soccer Marc-Richard est devenu l’un des rendez-vous sportifs scolaires les plus marquants de Baie-Comeau. Aujourd’hui il porte le nom de celui-ci et continue de rassembler des centaines de jeunes du réseau scolaire. 

Du 4 au 10 mai 2026, les gymnases du Stade Médard-Soucy et de l’école secondaire Serge-Bouchard accueilleront la 66e édition du tournoi. Le chiffre impressionne peut-être, mais l’événement n’a pas tout à fait 66 ans. Il y a certaines périodes où il a été présenté deux fois par année.

Le projet a pris forme en 1980, au moment de la création de l’Association de soccer mineur de Baie-Comeau. « En 1980, on a créé l’association », se rappelle Marc Richard, qui faisait partie des fondateurs. La première édition, vers 1981, se voulait modeste. « On avait environ 45 à 50 jeunes, puis seulement deux ou trois écoles. »

L’année suivante, la participation a bondi. « On a eu 250 jeunes et 26 équipes », se souvient-il. Le tournoi s’est alors installé progressivement dans le paysage sportif local.

Une formule qui évolue avec le milieu

À ses débuts, l’événement se tenait à l’aréna, avant la construction du Stade Médard-Soucy. « Ce n’était vraiment pas adapté, mais il y avait un cachet », note M. Richard en souriant. Malgré des installations limitées, l’engouement était déjà au rendez-vous.

À une certaine époque, le tournoi était présenté au printemps et en décembre. L’organisation a finalement choisi de concentrer ses efforts sur l’édition printanière, une formule qui demeure aujourd’hui.

Le souci d’accessibilité est resté constant. « Dans les premières éditions, ça coûtait 10 $. Aujourd’hui, en 2026, tu peux inscrire ton enfant pour 40 $ », précise Marc Richard. Les frais permettent notamment d’encadrer l’événement et d’offrir un chandail aux participants.

Selon l’Association, environ 600 jeunes prennent part au tournoi chaque année. « Il y a énormément de monde dans le stade. Il est rempli », décrit M. Richard. Musique, banderoles aux couleurs des écoles, médailles et arbitres formés contribuent à l’ambiance. « C’est pour le plaisir, mais on le prend au sérieux aussi », ajoute-t-il.

Marc Richard est l’un des fondateurs du tournoi scolaire. Photo courtoisie

Une fierté d’école et une relève

Pour Mathieu Pineault, membre de l’Association, le caractère scolaire du tournoi demeure un élément central. Les jeunes représentent leur école, ce qui nourrit un sentiment d’appartenance et une saine rivalité.

« On l’entend des parents et des jeunes, quatre ou cinq mois d’avance, ils ont hâte et ils commencent à en parler », souligne-t-il.

Au fil des années, le tournoi a accueilli des écoles de Forestville, des Escoumins, de Port-Cartier. Cette année, notons même l’école primaire de Pessamit. Cette croissance demeure toutefois encadrée afin de préserver la formule actuelle.

L’événement agit également comme porte d’entrée vers le soccer estival. Plusieurs jeunes découvrent le sport dans ce contexte scolaire avant de poursuivre au sein de l’Association. Des élèves du secondaire s’impliquent aussi comme arbitres, entraîneurs ou bénévoles.

Depuis plusieurs années, le trophée Jean-François-Gendron est remis pour souligner l’engagement, l’esprit sportif et le respect, en mémoire d’un ancien membre du conseil d’administration.

Aujourd’hui âgé de 71 ans, Marc Richard poursuit son implication au sein de l’organisation en plus d’être toujours un joueur actif. Voir le tournoi porter son nom depuis quelques années l’a surpris. « Je ne sentais pas nécessairement le besoin d’associer mon nom à ça… mais j’ai trouvé ça très gentil. »

« On a évalué qu’il y a peut-être 20 000 jeunes qui sont passés par là. Il y en a qui se sont découverts. Il y en a qui jouent encore aujourd’hui. L’événement existe encore… et c’est ça qui est important », laisse tomber le fondateur.

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