Le psychologue et écrivain nord-côtier Pierre Tétrault vient de publier Uapukun, son deuxième roman. Inspiré de son long contact avec les communautés autochtones de la Côte-Nord, le livre explore le parcours d’une adolescente innue en quête d’identité.
Après La Vengeance, Pierre Tétrault propose un nouveau récit avec Uapukun, publié par les Éditions du Panthéon.
Le roman suit Cashew, surnommée Uapukun, une adolescente innue originaire de la communauté de Uashat mak ManiUtenam, qui cherche à tracer sa voie entre culture traditionnelle et monde contemporain.
L’auteur, installé à Pointe-Lebel, explique que le récit évoque des réalités parfois difficiles, mais laisse place à la lumière.
« Même si le roman aborde des difficultés personnelles et familiales, il y a un espoir, une résilience et une libération », souligne Pierre Tétrault.
Un regard de 45 ans de pratique
Psychologue de profession, Pierre Tétrault travaille depuis plus de quatre décennies avec des clientèles autochtones de la Côte-Nord, notamment des adolescents.
Une expérience qui a largement nourri son écriture.
« Ça fait 45 ans que je travaille avec eux et je ne connais pas seulement la culture en surface, je travaille avec l’intimité, les émotions et le vécu des gens », explique l’auteur qui voyage encore deux fois par semaine à Sept-Îles pour aller à la rencontre de cette clientèle.
Il insiste toutefois sur la délicatesse de l’exercice, conscient des enjeux liés à la représentation culturelle. « Il ne faut pas tomber dans les clichés ni être accusé d’appropriation culturelle. Il faut parler d’une culture avec respect et nuance. »
Rigueur au soleil
Comme pour son premier roman, l’écriture de Uapukun s’est déroulée lors d’un séjour en Thaïlande, où l’auteur s’est consacré entièrement à son projet pendant plusieurs semaines.
« J’écris à la main, souvent à l’extérieur, au soleil, sur le bord de la piscine. Je trouve que le clavier peut devenir un obstacle entre la pensée et l’écriture », raconte-t-il.
Le texte s’appuie sur la poésie, les métaphores et une présence marquée de la nature, éléments qui font écho à la transmission culturelle et spirituelle évoquée dans le roman.
Une couverture par un artiste innu
La page couverture du livre reprend une œuvre de l’artiste innu Hannes Ernest Dominique, choisie par l’auteur pour illustrer le personnage principal. Pierre Tétrault y voit une forme de reconnaissance.
« Le fait qu’il accepte que sa peinture soit la porte d’entrée vers le roman me donnait une certaine crédibilité », affirme-t-il.
Un lancement prévu à Baie-Comeau
Le roman est paru le 3 mars. Un lancement public est prévu le 9 avril à la librairie A à Z de Baie-Comeau. L’auteur participera aussi à des salons du livre, comme celui de Sept-Îles.
« L’écriture est un acte solitaire. Les salons et les lancements permettent enfin l’échange avec les lecteurs », laisse-t-il tomber.
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