Après avoir dû absorber d’importantes compressions budgétaires l’an dernier, le CISSS de la Côte-Nord affirme se trouver aujourd’hui dans sa meilleure situation financière depuis plus d’une décennie.
Le CISSS de la Côte-Nord affirme connaître sa meilleure situation financière depuis 11 ans, selon son PDG Jean-François Miron, qui s’exprimait à la suite du conseil d’administration d’établissement tenu en visioconférence mercredi en raison de la tempête hivernale.
Sans pouvoir dévoiler de chiffres précis pour l’instant, le dirigeant indique que l’organisation se trouve dans une posture budgétaire plus favorable que par le passé.
« Je ne pourrai pas malheureusement aller beaucoup plus loin parce qu’avec Santé Québec, toutes les activités financières sont consolidées en un seul bilan annuel à la fin de l’année. C’est Santé Québec qui va communiquer les informations détaillées », a-t-il précisé questionné par Le Manic sur les raisons de cette amélioration financière.
« Ce que je peux témoigner pour la Côte-Nord, c’est ce que j’ai dit aujourd’hui, c’est-à-dire qu’on est dans une situation comme on n’a pas connu depuis longtemps », a renchéri M. Miron.
Cette amélioration survient près d’un an après que l’établissement ait reçu la consigne de réduire ses dépenses d’environ 27 millions de dollars. Pour le PDG, cette situation ouvre la porte à des réflexions sur l’évolution du réseau dans la région.
« On parle de budget, pour moi c’est juste des opportunités de voir comment on peut mieux développer, mieux adapter, mieux transformer pour être capable de redonner. De ne plus avoir ça sur les épaules, ça nous a permis d’avoir des réflexions sur ce qu’on veut pour les prochaines années. C’est une bonne chose pour la Côte-Nord. »
Les résultats financiers consolidés devraient toutefois être rendus publics plus tard dans l’année.
« La fin d’année ne se termine pas avant la fin mars. Après, il faut tout consolider au niveau de Santé Québec, puis il y a l’évaluation des vérificateurs. Je ne pense pas qu’avant mi-juin, on aura tout le fin détail », commente Jean-François Miron.
Objectif : éliminer la main-d’œuvre indépendante
Le CISSS se montre également confiant de pouvoir atteindre son objectif d’éliminer l’utilisation de la main-d’œuvre indépendante d’ici octobre 2026, la date butoir fixée par Québec.
L’organisation a déjà réussi à réduire considérablement sa dépendance à ce type de personnel. « Qui aurait cru il y a quelques mois qu’on serait en bas de 50 % d’utilisation de la main-d’œuvre indépendante. Il y avait bien des gens qui doutaient. Puis maintenant, on est rendu là », souligne le PDG.
De nouvelles mesures d’attraction devraient aussi contribuer à cet objectif, notamment l’octroi de primes d’installation pouvant atteindre 30 000 $ pour des infirmières qui accepteront de s’engager dans la région pour plusieurs années.
« Avec 16 finissants en soins infirmiers sur le territoire, je n’ai pas le choix d’aller ailleurs, j’en ai besoin d’une centaine et plus. Donc c’est sûr que l’attraction au-delà de la région est super importante », fait savoir M. Miron.
L’incertitude entourant les travailleurs étrangers
La possible modification du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) pourrait toutefois représenter un enjeu pour la disponibilité de personnel dans certains établissements.
« Pour nous, chaque personne qui serait plus disponible est un enjeu parce qu’on a besoin de tout le monde. Pour la région de la Côte-Nord, ça représente quand même quelques dizaines de personnes », mentionne Jean-François Miron.
Il précise que la situation est suivie de près par l’organisation, alors que le gouvernement a annoncé la mise en place d’un mécanisme de transition.
Des conseils d’administration appelés à se déplacer
Le conseil d’administration d’établissement devait initialement se tenir à Forestville, une première, mais la tempête hivernale a forcé la tenue de la séance en ligne. L’initiative n’est toutefois pas abandonnée. L’organisation souhaite désormais tenir certaines réunions dans différentes municipalités de la Côte-Nord afin de se rapprocher de la population.
« Notre objectif, c’est vraiment d’être à la rencontre de la population. Les gens peuvent venir nous rencontrer, c’est public. On trouvait ça chouette de pouvoir faire ça comme ça », soutient le président-directeur général.
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.