Festival de la chanson de Tadoussac : encore de l’incertitude pour les kiosques alimentaires
Le Festival de la chanson de Tadoussac aimerait permettre l'installation de plusieurs kiosques alimentaires durant son événement. Photo Festival de la chanson de Tadoussac
Le Festival de la chanson de Tadoussac aimerait avoir plus qu’un kiosque alimentaire en activité cette année pendant son événement, mais un règlement municipal l’empêche de commencer ses démarches.
Cela fait quelques années déjà que le Festival de la chanson de Tadoussac se bat pour pouvoir jouir des services de kiosques alimentaires sur son site. « Ça date même avant mon arrivée à la direction du festival. Ça fait longtemps que ça traîne », résume la directrice générale, Myriam Sénéchal, en poste depuis trois ans.
Comme le règlement municipal interdit la vente itinérante de nourriture, l’ancien conseil municipal avait procédé à coups de résolution pour permettre temporairement l’ouverture d’un seul kiosque alimentaire au festival durant les dernières années.
Situé dans le jardin du presbytère où se trouve la scène Hydro-Québec, le kiosque alimentaire devait débuter ses activités seulement à partir de 22 h.
« Ce que le conseil a accepté, c’est que le festival puisse avoir un kiosque alimentaire comme les autres années. Ils ont également accepté d’élargir les heures d’ouverture, pour qu’on puisse commencer à vendre de la nourriture au moment où il y a des spectacles. Sur ce point-là, il y a eu une belle avancée », mentionne Myriam Sénéchal.
Ajouts
L’organisation du festival aimerait ajouter un ou deux kiosques alimentaires supplémentaires sur un autre site du festival. Elle a entrepris de parler au conseil municipal qui, selon ses dires, lui aurait pour le moment refusé d’ajouter ces kiosques.
« Ils me ressortent le même règlement qu’on me sortait avant. Ce règlement-là clairement a fait la preuve qu’il ne fonctionne pas et qu’il est désuet, parce qu’il est extrêmement restrictif », tranche-t-elle.
Le festival devra attendre puisque le conseil municipal va devoir se pencher sur le dossier et prendre une décision pour une séance ultérieure du conseil.
Changer le règlement
Questionné à savoir si le conseil municipal allait se lancer dans un processus de modification de règlement, le maire Claude Brassard n’en laisse pas trop tomber.
« C’est un dossier qui se discute à l’interne qui va revenir au prochain conseil », commente-t-il.
« Ce qui est important quand on change un règlement, c’est qu’il faut être équitable et penser à l’avenir. Il faut que ce soit très réfléchi pour que le règlement puisse vivre dans le temps », ajoute le maire.
« La municipalité pourrait changer le règlement pour que ce soit permissif à des événements d’une certaine ampleur ou un événement communautaire », lance de son côté Myriam Sénéchal.
« Il y a déjà des incohérences. Donc, travaillons ensemble pour que tous les événements puissent bénéficier d’une souplesse par rapport à ça », ajoute-t-elle.
Comme les autres festivals
Myriam Sénéchal le croit : « c’est vraiment pour les festivaliers » en bout de ligne. « C’est pour eux, et aussi pour que le festival puisse jouir d’une certaine notoriété comme les autres festivals au Québec », complète la directrice générale.
« J’aurais aimé pouvoir commencer les démarches en ce moment. Je m’attendais à avoir la permission au conseil municipal et qu’on règle ça d’ici la fin du mois d’avril pour que les restaurateurs qui voudraient appliquer puissent avoir le temps de s’organiser », termine-t-elle.
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