Des organismes pour femmes de la Côte-Nord se sont rassemblés le 20 avril pour déposer une 10e roche symbolique devant le bureau du député de René-Lévesque, Yves Montigny.
Sur ladite roche, on peut lire le nom d’Hiba Elrhazi. La femme de 25 ans a été assassinée par balle par son mari le 15 avril dernier à Montréal. Il s’agit du 10e féminicide au Québec en 2026.
« Un autre nom dont on parlera quelques jours avant de l’oublier. Mais nous, on ne l’oubliera pas », lance avec certitude Hélène Millier, coordonnatrice à la Maison des femmes de Baie-Comeau depuis plus de 25 ans.
Ce n’est pas le premier rassemblement de la sorte. Chaque lundi suivant un féminicide au Québec, des Nord-Côtières impliquées dans la lutte contre la violence faite aux femmes se donnent rendez-vous devant le bureau de circonscription du député.
Trois demandes ont été présentées à M. Montigny pour qu’il les transmette avec urgence à l’Assemblée nationale : l’instauration de campagnes de sensibilisation, du financement pour les organismes de terrain et un soulignement de la lutte contre le contrôle coercitif.
« Il y a un manque flagrant de compréhension face au contrôle coercitif », déclare Hélène Millier.
Selon Justice Canada, le contrôle coercitif se résume par des comportements violents utilisés de façon répétée en vue de contrôler ou dominer un membre de la famille ou un partenaire intime. Il peut s’agir d’intimidation, de proférer des menaces de blesser la victime ou soi-même, ou encore de traquer et surveiller.
L’attachée de presse de M. Montigny, Marie-Pierre St-Laurent, affirme que ce dernier « a déjà pris soin d’apporter avec lui les roches déjà déposées à l’Assemblée nationale à Québec ».
Comme le 13 avril, l’élu n’était pas présent au rassemblement en raison d’obligations à l’Assemblée nationale.
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