La MRC de La Haute-Côte-Nord consulte la population pour son plan climat
La première rencontre a eu lieu à Forestville le 12 mai et la seconde se tiendra aux Bergeronnes le 26 mai. Photo MRC La Haute-Côte-Nord.
La MRC de La Haute-Côte-Nord organise des rencontres publiques dans deux municipalités dans le but d’entendre la population pour l’élaboration du Plan climat.
La première rencontre a eu lieu le 12 mai à Forestville et une deuxième est prévue le 26 mai aux Bergeronnes.
Elles ont pour but d’amener les participants à réfléchir sur l’avenir climatique du territoire de la Haute-Côte-Nord en vue d’améliorer la résilience et d’imaginer des solutions concrètes aux enjeux climatiques dans les prochaines années, et ce, de concert avec la population.
« Dans les derniers mois, nous avons mis l’emphase sur une tournée des municipalités et des communautés afin de recueillir les observations et préoccupations sur le territoire, sur l’analyse des changements climatiques en Haute-Côte-Nord, sur la réalisation d’inventaires des gaz à effet de serre (GES), ainsi que la tenue de tables de concertation sectorielles », indique Samuël Poher, conseiller en environnement responsable du plan climat à la MRC de La Haute-Côte-Nord.
Ce dernier n’hésite pas lorsque questionné à savoir si la région est effectivement affectée par les changements climatiques.
« Tous ces systèmes allant des infrastructures à la biodiversité en passant par la population, les industries et les activités de loisirs se voient impactés », détaille-t-il.
Il fait savoir qu’il existe beaucoup de données de projections climatiques pour évaluer les changements futurs ainsi que de nombreux programmes de suivis scientifiques en cours pour observer les changements actuels.
« L’une des premières grosses étapes du Plan climat était de référencer tous ces changements », avance M. Poher.
Étapes
Quelques étapes demeurent avant la rédaction finale du Plan climat et de son application. Samuël Poher mentionne que l’analyse de risques climatiques devra être complétée, étoffée parce ce qui sera partagé lors des consultations.
Il indique que ces risques climatiques seront analysés afin de prioriser « quels sont les champs sur lesquels agir ».
Par exemple, l’impact des vagues de chaleur sur la population de la région ou l’effet des inondations pluviales sur les infrastructures municipales sont des éléments susceptibles d’être considérés.
« Il faut aussi définir les cibles et objectifs dans le cadre du processus d’atténuation des GES sur le territoire. Il faut aussi élaborer les diverses mesures à mettre en place sur le territoire. Finalement, nous pourrons rédiger le Plan climat », révèle le conseiller en environnement.
Une séance d’information publique aura lieu quand le Plan climat sera rédigé et son adoption se fera en premier lieu par le comité directeur du projet, ensuite par le conseil des maires de la MRC, avant de devoir être finalement approuvée par le ministère de l’Environnement.
Déploiement
Une fois officiellement adopté, le plan tentera de répondre aux enjeux climatiques d’ici avec la mise en place d’actions ciblées.
Samuël Poher souligne qu’elles ne seront pas forcément mises en place de façon uniforme sur le territoire, dans un contexte où le plan « favorise un concept d’équité territoriale ».
« Toutes les municipalités n’ont pas la même réalité et les changements climatiques se font ressentir et se feront ressentir de façon différente sur le territoire. Les mesures ne peuvent donc pas obligatoirement être uniformes et doivent répondre à la priorisation établie lors de l’analyse de risques », assure M. Poher.
Le conseiller en environnement annonce toutefois que certaines initiatives en sensibilisation, formation, préparation des communautés et atténuation des GES pourraient se voir mises en place sur l’ensemble du territoire.
Financement
Les rencontres surviennent dans le contexte de la signature d’une convention de financement en février 2024 d’environ 1 M$ avec le ministère de l’Environnement, de la lutte aux changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP).
Cette entente découle du cadre du programme Accélérer la transition climatique locale (ATCL), dans le Plan pour une économie verte (PEV) 2030.
De ce montant, environ le tiers est réservé à la planification et l’élaboration du Plan climat. « Le reste pourra être utilisé pour la mise en place de mesures sur le territoire. Un Plan climat approuvé permet ensuite d’appliquer sur un volet 2 du programme ATCL avec d’autres sommes disponibles », termine Samuël Poher.
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