Maison l’Amie d’Elle : un nouveau bureau dans le secteur ouest
La Maison l'Amie d'Elle de Forestville possède sept chambres qui peuvent accueillir 12 femmes et enfants victimes de violence. Photo Johannie Gaudreault
La Maison l’Amie d’Elle a procédé à l’ouverture d’un bureau de services externes établi dans le secteur ouest de la Haute-Côte-Nord au mois d’avril. Il a pour but de rejoindre la population du territoire et de mieux répondre à leurs besoins.
L’organisme basé à Forestville est un service d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants, qui offre également des services externes pour les aider à passer à travers la tempête.
Ces services externes étaient déjà offerts à la maison d’hébergement de Forestville et c’est dans un souci de faire sauver du temps et de l’argent à ses usagers que l’organisme a décidé d’ouvrir un bureau additionnel du côté ouest du territoire.
La coordonnatrice Carol-Anne Deschênes mentionne que l’initiative était motivée par un souci d’aider le plus de gens possible, dans un contexte où « le coût de la vie ne va pas en diminuant ».
« La distance faisait en sorte que certaines victimes ou des proches étaient limitées pour prendre nos services et on cherchait des alternatives pour répondre aux besoins qui sont très grands dans la région », révèle-t-elle.
Elle fait savoir du même souffle que la clientèle principale se trouvait dans l’ouest du territoire au niveau de l’hébergement.
Lieu d’ancrage
Ça n’a l’air de rien, mais le nouveau local ne fait pas sauver du temps qu’aux victimes de violence conjugale et leur famille immédiate. Les proches en bénéficient aussi ainsi que les professionnels en déplacement et les policiers.
Avec les deux postes de police à Essipit et Tadoussac, un peu plus de commodité ne fait pas de mal. « On fait beaucoup affaire avec les policiers et de pouvoir collaborer plus étroitement et facilement, c’est ce qu’on tente de faire avec ce nouveau bureau-là », assure Mme Deschênes.
Outre les services d’hébergement qui demeurent directement à la maison de Forestville, l’organisme se déploie grandement pour le reste. Il s’agit d’accompagnement, de suivi, de consultation téléphonique ou virtuelle, et ce, tous les jours de la semaine et 24 heures par jour.

Lien de confiance
Carol-Anne Deschênes est native de la région et connaît bien les réalités de petits villages loin les uns des autres. Dans un contexte de violence conjugale, cet éloignement peut créer de la pression et du désespoir.
« Veut veut pas, c’est souvent tabou. Les victimes n’osent pas consulter ou ont peur et, pour nous, c’était de faire un premier lien de confiance avec eux en externe, car souvent ça finit en hébergement », relate la coordonnatrice.
Pour l’instant, la demande est forte en externe avec les partenaires comme le Directeur de la protection de la jeunesse, les Centres locaux de services communautaires ou les services de police. « On en a tous les jours », dévoile Mme Deschênes.
Dans le même ordre d’idée, elle constate que jusqu’à maintenant le bureau est bien fréquenté. « Le bureau est sécuritaire et confidentiel pour les gens qu’on rencontre et jusqu’à maintenant, ça fonctionne assez bien. On a une capacité pleine présentement », dit-elle.
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