Des bars rayés suivis à la trace dans le Saint-Laurent
Des projets de recherche et de suivi de populations visent le bar rayé du fleuve Saint-Laurent. Photo MELCCFP
Des bars rayés et des dorés noirs munis d’émetteurs acoustiques sont relâchés dans le fleuve Saint-Laurent afin de mieux comprendre leurs déplacements. On demande toutefois aux pêcheurs sportifs de ne pas consommer les poissons portant des points de suture visibles sur l’abdomen.
Du 11 mai au 1er juillet, une opération de suivi télémétrique sera menée dans le fleuve Saint-Laurent sur des bars rayés et des dorés noirs. Des chercheurs procéderont à l’implantation d’émetteurs acoustiques dans certains poissons afin d’étudier leur comportement, leurs déplacements et leurs habitats.
Selon le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), cette démarche vise à améliorer les connaissances scientifiques sur ces espèces et à soutenir une gestion durable des ressources fauniques du Saint-Laurent.
« L’objectif est de mieux comprendre le comportement de ces poissons, leurs déplacements et leur mode de vie grâce à la télémétrie. Cela nous aidera à préserver et à gérer durablement les ressources fauniques du Saint-Laurent », indique-t-on.
Les émetteurs acoustiques utilisés diffusent un signal sonore adapté au milieu aquatique. Ils sont implantés dans la cavité abdominale des poissons lors d’une intervention chirurgicale, une méthode jugée plus efficace pour le suivi scientifique en environnement marin et fluvial.
Le ministère rappelle toutefois qu’il ne faut pas consommer les poissons portant une cicatrice et des points de suture apparents sur l’abdomen entre le 11 mai et le 4 juillet. Des produits anesthésiants utilisés lors des chirurgies peuvent demeurer dans la chair des poissons jusqu’à trois jours après l’intervention.
Il est également recommandé de remettre ces poissons à l’eau lorsqu’ils sont capturés. L’instance gouvernementale souligne que la réfrigération ne réduit pas la concentration des produits anesthésiants présents dans la chair une fois le poisson pêché.
Le suivi du bar rayé permettra notamment de mieux définir son aire de répartition, d’identifier les habitats critiques et d’évaluer les déplacements des deux populations présentes au Québec, soit celle du fleuve Saint-Laurent et celle du sud du golfe du Saint-Laurent.
Les pêcheurs qui découvrent un émetteur acoustique dans un poisson éviscéré sont invités à communiquer avec les responsables du projet à l’adresse dpefa@environnement.gouv.qc.ca afin de permettre la récupération de l’appareil et la collecte de données scientifiques.
Les autorités précisent toutefois que les poissons portant uniquement une étiquette externe ou un transpondeur passif peuvent être consommés sans danger.
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