Snapchat : appels à la vigilance pour les adolescents
Deux publications diffusées récemment par des Nord-Côtiers relancent les appels à la vigilance concernant certaines approches faites auprès de mineurs sur Snapchat. Photo iStock
Offres d’argent rapide, demandes insistantes et échanges à caractère sexuel avec des mineurs. Deux publications partagées récemment par des Nord-Côtiers ravivent les inquiétudes entourant l’utilisation de Snapchat chez les adolescents.
Deux signalements diffusés publiquement sur Facebook au cours des derniers jours ont attiré l’attention sur certaines approches jugées inquiétantes visant des mineurs via le réseau social Snapchat.
Dans une mise en garde publiée sur Facebook, un travailleur de rue de la Manicouagan invitait les jeunes à se méfier de certaines offres circulant sur l’application sous des appellations comme « serveuses », « hôtesses » ou « filles pour événements ».
Des promesses d’argent facile y seraient parfois accompagnées de demandes de photos intimes ou de rencontres discrètes.
Selon l’intervenant, certains comptes pourraient être liés à des situations d’exploitation sexuelle ou de proxénétisme.
Parmi les conseils partagés, celui-ci recommande notamment de ne jamais transmettre de photos intimes à des inconnus, de se méfier des offres « trop belles pour être vraies » et d’en parler rapidement à une personne de confiance lorsqu’un échange devient insistant ou malaisant.
Contacté par Le Manic, le travailleur de rue a toutefois refusé de commenter davantage la situation afin de préserver le lien de confiance avec les personnes qu’il accompagne. Il nous a plutôt dirigés vers les ressources gouvernementales en matière d’exploitation sexuelle ainsi que vers la Sûreté du Québec.
Deux jours plus tard, une mère de Baie-Comeau a à son tour publié un témoignage afin de dénoncer des échanges qu’aurait eus son fils de 16 ans avec un homme adulte sur Snapchat. Selon son récit, l’individu aurait multiplié les messages à caractère sexuel malgré plusieurs refus du jeune adolescent.
La mère affirme qu’une plainte a été déposée à la Sûreté du Québec et que le dossier serait actuellement pris en charge par les enquêteurs.
Questionnée par Le Manic, la SQ affirme toutefois ne pas constater de hausse des plaintes liées à ce type de situation sur la Côte-Nord.
« Pas de recrudescence de plaintes », a indiqué le sergent Hugues Beaulieu, agent d’information à la SQ. Le corps policier rappelle également avoir déjà diffusé du contenu de prévention concernant les risques associés aux réseaux sociaux.
Même si les autorités ne notent pas de tendance inhabituelle, les deux situations relayées publiquement rappellent l’importance de maintenir le dialogue avec les adolescents concernant leurs échanges en ligne et les comportements à signaler.
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