La photographe Alice Cloutier-Lachance arrive avec La liberté sent le gaz, sa dernière exposition photo qui s’intéresse au Derby des Bergeronnes.
Son exposition est présentée au café-bar le Kiboikoi des Escoumins pour une durée d’un mois.
On peut y voir quelques-uns de ses clichés pris lors des deux dernières éditions du Derby des Bergeronnes, qui sont aussi disponibles à la vente en format impression beaux-arts.
Elle y invite d’ailleurs les gens qui sont présents sur les photos afin de leur donner en main propre.
Le nom de l’exposition est tiré d’une fin de poème de l’autrice nord-côtière Noémie Pomerleau-Cloutier, qui écrit qu’« aux confins du réseau routier, la liberté sent le gaz ».
La photographe s’est tout de suite retrouvée dans cette journée de liberté absolue qu’est le Derby des Bergeronnes, à laquelle se rattache une forte concentration de gazoline.

Bing bang
Originaire de Montréal, Alice Cloutier-Lachance a terminé un baccalauréat en photographie avant de venir s’établir dans la région, il y a quelques années.
Portraitiste de nature, la photographe a eu le loisir de prendre son temps pour chaque prise de photo, où le temps était suspendu.
Elle a changé quelque peu sa méthode pour le présent exercice, mais tout en gardant le focus sur la ou les personnes présentes lors du clic final.
« Il y a plein de gens et c’est ce que j’aime photographier. Tout ce que j’aime autour du derby, ce sont les gens qui y vont », raconte-t-elle en entrevue avec Le Haute-Côte-Nord.
Terrain de jeu
Organisé depuis 1992 par la même famille dans le rang Saint-Joseph aux Bergeronnes, le Derby se passe de présentation.
Au-delà des autos qui se rentrent dedans, il y a aussi une ambiance, remplie à la fois de plaisir et d’un je-ne-sais-quoi qui a du mordant.
C’est précisément ce que la photographe a voulu explorer.
« Il y a quand même une certaine douceur à travers ça. C’est la dualité d’images douces avec un événement qui est rough », illustre la photographe.
Et c’est ce qu’on peut voir, dans un décor où « tout est photogénique ».
« Je trouve que c’est comme entrer dans une scène de film. La lumière est belle, il y a de la boucane, il y a plein de monde différent qu’on peut voir », détaille Alice Cloutier-Lachance.
« Je trouve ça vraiment plaisant de voir à quel point il y a beaucoup de gens qui se déploient pour tenir cet événement-là. C’est vraiment une culture à part et ça rassemble beaucoup de gens », termine l’artiste.
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