S’il y a une route au Québec qui est constamment racontée par les camionneurs, c’est bien la 389. Du moins, c’est ce que rapporte la camionneuse Mélanie Laquerre, qui s’est laissée inspirer par cette route pour l’intégrer au centre de l’écriture de son tout premier roman.
L’idée d’écrire un livre ne date pas d’hier pour Mélanie Laquerre. D’ailleurs, le titre de son premier roman, La fille de la 389, lui travaillait l’esprit depuis un bout.
« C’est un projet que je voulais faire. J’ai toujours voulu écrire un livre. […] J’avais le titre en tête depuis quelques années et l’année passée, je me suis donné le go », raconte-t-elle.
« Il y a de quoi sur cette route-là qui fait qu’elle est inspirante », poursuit-elle, mentionnant qu’elle tenait à ce que son premier livre se passe sur la route 389.
Celle qui dirige aujourd’hui son entreprise de transport, Transport Laquerre à St-Hilarion, a emprunté cette route mythique à plusieurs reprises.
« Beaucoup de gens de mon entourage passent toujours sur la 389. C’est une route qui est connue partout au Québec. […] Mais, pour moi, la 389 représente l’industrie du transport, dans laquelle j’ai grandi », élabore-t-elle ensuite.
« Ce qui vient me chercher, c’est toutes les histoires racontées par les camionneurs. Ils ont toujours de quoi à raconter à propos de la 389. Des histoires de, comme on dit, les vieux de la vieille, il y en a en masse », lance-t-elle.
Au cœur des feux de forêt
L’intrigue se déroule bien évidemment sur la route. Il s’agit d’une histoire de fiction, dans laquelle on reconnaît la réalité de la vie de camionneur et de la route durant les feux de forêt.
« Mon personnage principal doit se rendre à Fermont pour une livraison. Elle rencontre quelqu’un qu’elle connaissait déjà et, sur le retour, les feux de forêt ont pris de l’ampleur », partage l’autrice.
Dans son roman, Mélanie Laquerre voulait faire ressortir les émotions d’une camionneuse, seule sur la route, et de ses émotions face aux réalités du trajet. « Elle aura donc des défis à surmonter, des décisions difficiles. Elle n’aura pas le droit à l’erreur. Il y a aussi, de l’autre côté, son dispatch où il y a de l’inquiétude avec la situation », précise-t-elle.
D’autres histoires à raconter
Cette première expérience d’écriture a été si libératrice pour la femme de 36 ans qu’elle achève l’écriture d’un deuxième roman. Cette fois-ci, elle s’est dirigée vers le thriller psychologique, mais elle a la tête qui bouillonne d’idées.
Notons que La fille de la 389 est publié en autoédition. il est disponible sur le web et l’autrice est en attente de la version physique pour la rendre disponible dans les librairies.

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