Haro sur les espèces envahissantes
Bien que jolie, l’impatiente glanduleuse est désormais « flora non grata ». libre de droit
Bien que jolies, certaines espèces floristiques sont un véritable fléau qui menace nos milieux naturels. Québec interdit désormais la vente et la culture d’une trentaine de celles-ci qui pourraient bien se trouver déjà dans vos plates-bandes…
Depuis le 4 juin, le Règlement sur les espèces floristiques exotiques envahissantes s’applique. Il s’inscrit dans une approche préventive afin de limiter l’introduction et la propagation de 31 plantes parfois utilisées à des fins ornementales, par exemple.
Dans la catégorie des arbres et arbustes, les fautifs sont l’ailante glanduleux, le nerprun bourdaine, le nerprun cathartique. Chez les plantes terrestres, herbes et vignes, la berce du Caucase, la berce commune, le célastre asiatique, le dompte-venin de Russie, le dompte-venin noir, l’égopode podagraire, la fausse-roquette des ruisseaux, le gaillet mollugine, l’impatiente glanduleuse, le kudzu, et, sans surprise, les renouées (à petites feuilles, de Bohème, de Sakhaline et du Japon) sont « flora non grata ». Berce de Mantegazzi, cabomba de Caroline, butome à ombelle, égérie dense, élodée dense, faux-nymphéa pelté, grande glycérie, hydrocotyle à ombelle, jacinthe d’eau, laitue d’eau, myriophylle en épi, myriophylle à feuilles alternes et salvinie géante, plantes aquatiques et de milieux humides, sont également inscrites au registre.
« La culture se définit comme la production et l’entretien de végétaux utiles à l’humain. Toutefois, seule la culture à des fins de multiplication des espèces exotiques envahissantes floristiques visées est interdite », précise-t-on.
Vous avez l’une ou l’autre de ces plantes volontairement dans votre environnement, sachez que l’arrosage et la taille de plants existants ne sont pas concernés et que le règlement ne vise pas les espèces déjà présentes sur les propriétés.

La vente de toutes les espèces floristiques visées est interdite sous toutes les formes : boutures, plants, fruits et graines. L’interdiction concerne également les sous-espèces : variétés, cultivars et hybrides.
Des exceptions sont prévues pour la culture réalisée à des fins de recherche scientifique ou d’expérimentation et pour l’utilisation du roseau commun en marais artificiel pour le traitement des eaux usées, précise-t-on.
Exceptionnellement, les cultivars horticoles de l’épine-vinette du Japon sont autorisés, sauf les cultivars au feuillage vert (Emerald Carousel et Jade Carousel).
Un délai d’un an est prévu pour la vente des six espèces les plus commercialisées. L’interdiction de vente pour ces espèces (égopode podagraire, nerprun, épinette-vinette du Japon, myriophylle aquatique et cabomba de Caroline, élodée dense) entrera en vigueur le 4 juin 2027.
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