Le Comité de protection de la rivière Godbout et Mistassini amorce un important virage. Après une année 2025 marquée par une fermeture forcée à la suite des dommages causés à son chemin d’accès, l’organisme repart sur de nouvelles bases avec une équipe presque entièrement renouvelée.
Au cœur de cette relance : quatre jeunes étudiants, une nouvelle directrice générale et un nouveau conseil d’administration déterminés à moderniser les façons de faire tout en préservant la mission de la Zec de la rivière Godbout et Mistassini.
« Ce sont des jeunes qualifiés, motivés et passionnés. Pour la ZEC, c’est vraiment merveilleux de les avoir avec nous », souligne la directrice générale du comité, Ana Ramirez.
Bien que la ZEC ait déjà accueilli des étudiants par le passé, c’est la première fois que ceux-ci forment le noyau de l’équipe opérationnelle.
Une reconstruction complète
Le président du conseil d’administration, Claude Dupuis, explique que cette situation découle d’un important renouvellement du personnel.
« Plusieurs personnes ont quitté en même temps. Certaines ont déménagé, d’autres ont pris leur retraite. Nous nous sommes retrouvés à reconstruire pratiquement toute l’équipe. Aujourd’hui, je suis le plus ancien au conseil d’administration et ça fait seulement un an », explique-t-il.
Le changement s’est amorcé au conseil d’administration à l’été 2025, tandis que l’équipe opérationnelle a été entièrement constituée au début de la saison 2026.
« C’est un heureux concours de circonstances. On n’avait pas planifié de bâtir une équipe aussi jeune, mais finalement, on est très heureux du résultat », ajoute le président.

Miser sur l’autonomie
Avec une équipe entièrement nouvelle, la transmission des connaissances représentait un défi. Une ancienne employée est revenue offrir une semaine de formation administrative, tandis que les guides expérimentés ont accompagné les nouveaux employés sur le terrain.
« On leur a demandé d’être autonomes dès le départ. Tout le monde savait qu’on apprenait en même temps. Dès qu’on découvrait quelque chose, cinq minutes plus tard, on le transmettait aux autres », raconte Claude Dupuis.
Selon Ana Ramirez, cette approche porte déjà ses fruits. « Ils apprennent très rapidement. Quand quelqu’un maîtrise mieux un aspect, comme l’informatique ou les procédures, il aide les autres. Il y a vraiment un partage des connaissances. »

Moderniser la ZEC
Au-delà des opérations quotidiennes, la nouvelle direction souhaite également moderniser l’image de la ZEC et faire connaître ses activités pour amasser des fonds d’urgence.
Ana Ramirez, qui possède plus de 10 ans d’expérience en marketing numérique, travaille déjà à améliorer sa présence en ligne.
« Quand un de nos employés est arrivé de Rimouski, il ne trouvait même pas la ZEC sur Google Maps. On n’y était pas. Depuis deux semaines, c’est réglé. »
Les réseaux sociaux sont également davantage utilisés afin de faire connaître les attraits du territoire.
« La pêche au saumon demeure notre activité principale, mais il y a aussi le camping sauvage, les tentes équipées et la randonnée. On veut faire découvrir tout ce que la ZEC peut offrir. Trop de gens ne sont pas au courant de l’existence de ce bijou. »
Même s’il est encore trop tôt pour mesurer les retombées de ces changements, l’équipe est convaincue que cette modernisation permettra d’attirer une nouvelle clientèle au cours des prochaines saisons.

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