Par Charlotte, votre humble narratrice (im)pertinente préférée
Mes très chers lecteurs,
Il existe des activités qui demandent de l’équipement spécialisé, des réservations plusieurs semaines à l’avance et parfois même un certain courage.
Puis il existe les plages. Elles qui ne demandent rien d’autre qu’un peu de temps. Peut-être est-ce pour cette raison que nous oublions parfois leur valeur. Parce qu’elles sont là. Toujours. Fidèles au poste. Étendues le long du Saint-Laurent comme un immense tapis doré déroulé pour ceux qui prennent le temps de s’y arrêter.
Et pourtant, mes très chers lecteurs, les plages de la Côte-Nord comptent parmi les plus beaux trésors de notre région.
Je me souviens encore de ma surprise lorsque je suis arrivée ici il y a quelques années. Dans mon esprit d’ancienne citadine, la Côte-Nord évoquait surtout les forêts, les montagnes, les baleines et les grands espaces sauvages. J’étais loin d’imaginer qu’elle abritait également certaines des plus impressionnantes étendues de sable que j’aie vues de ma vie.
Des plages si vastes qu’elles semblent parfois ne jamais vouloir se terminer. Des plages où l’on peut marcher pendant des kilomètres sans croiser âme qui vive. Des plages où le fleuve se confond presque avec le ciel lorsque la lumière décide de faire son petit numéro de magie.
Car c’est peut-être cela, le véritable luxe nord-côtier : l’espace.
Ailleurs, il faut parfois partager quelques mètres de sable avec des centaines de voisins. Ici, il suffit souvent de marcher quelques minutes pour avoir l’impression de posséder toute la plage pour soi seul.
Et quelle plage choisir ?
La vraie réponse est : n’importe laquelle. Car l’une des plus belles particularités de la Côte-Nord est que ces paysages grandioses sont partout. Ou presque.
À Pointe-aux-Outardes, les longues plages du parc nature invitent autant à la promenade qu’à la baignade lorsque les conditions le permettent. Les amateurs de surf et de paddle y trouvent également leur bonheur, profitant des vents qui balaient régulièrement le littoral.
À Portneuf-sur-Mer, la plage de la Pointe-des-Fortin se transforme au rythme des marées. Le sable semble s’étirer toujours plus loin vers l’horizon, créant un décor qui donne parfois l’impression de marcher entre ciel et mer.
Puis il y a Tadoussac, blottie au creux de sa baie spectaculaire. Ici, la plage offre bien plus qu’un simple accès à l’eau. Elle devient une fenêtre ouverte sur le fjord du Saguenay et le Saint-Laurent. On s’y installe pour admirer le paysage et, avec un peu de chance, observer le souffle d’une baleine qui viendrait rappeler que nous partageons cet immense territoire avec quelques géants.
Et que dire de la Pointe-aux-Anglais, près de Port-Cartier ?
Onze kilomètres. Je répète : onze kilomètres. Une plage si longue qu’elle semble parfois vouloir rejoindre l’horizon elle-même. On y marche avec cette étrange impression que le monde s’est soudainement agrandi autour de nous. Les pas ralentissent naturellement, les conversations deviennent plus douces et le regard se perd dans l’immensité.
Plus à l’est, Sept-Îles déploie elle aussi ses longues plages de sable fin. Monaghan, Ferguson, Routhier, Lévesque… autant de noms qui évoquent des après-midis passés à construire des châteaux de sable, à lancer un frisbee ou simplement à écouter les vagues venir mourir doucement sur le rivage.
Et puis il y a Natashquan.
Natashquan et sa plage qui semble tout droit sortie d’un rêve. Cinq kilomètres de sable bordés par le fleuve, le vent et les histoires. Ici, le paysage possède quelque chose de profondément poétique. Peut-être est-ce la lumière. Peut-être est-ce la présence discrète de l’héritage de Gilles Vigneault. Ou peut-être simplement cette sensation que le temps s’écoule un peu différemment lorsqu’on regarde le soleil descendre vers l’horizon.
Mais au-delà des lieux, ce sont les moments que l’on vient chercher sur une plage.
Une marche matinale alors que le monde dort encore. Un pique-nique improvisé en famille. Des enfants qui courent après les goélands. Un couple qui contemple le coucher du soleil sans ressentir le besoin de parler. Une soirée entre amis autour d’un feu lorsque les conditions le permettent.
Ou simplement quelques instants de solitude face à l’immensité du fleuve.
Finalement, les plages de la Côte-Nord nous rappellent quelque chose de précieux : les plus belles activités ne sont pas toujours les plus coûteuses, ni les plus spectaculaires. Elles sont parfois aussi simples qu’une promenade les pieds dans le sable, un regard posé sur l’horizon ou un moment partagé avec ceux que l’on aime.
Alors cet été, accordez-vous ce luxe devenu rare : ralentir.
Choisissez une plage. N’importe laquelle. Apportez une serviette, un pique-nique ou simplement votre curiosité.
Puis laissez le fleuve, le vent et l’immensité faire le reste.
Je vous promets qu’ils savent très bien comment recevoir.
Bien à vous,
Charlotte, convaincue que certaines des plus belles conversations de la vie commencent les pieds dans le sable et le regard tourné vers le large. Et qui soupçonne que le fleuve, de son côté, écoute bien plus qu’il ne le laisse paraître.
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.