L’atelier d’ébénisterie communautaire a trouvé son local
Le sous-sol de l'actuel bâtiment municipal des Bergeronnes accueillera l'atelier d'ébénisterie communautaire. Photo Renaud Cyr
Ce sera dans le sous-sol de l’ancienne école des arts et métiers des Bergeronnes que les amateurs d’ébénisterie vont se faire aller la scie et le marteau, car l’atelier d’ébénisterie communautaire débutera officiellement ses activités sous peu.
Ça n’a pas pris le temps de changer la lame d’une scie que les intéressés ont manifesté leur intérêt pour joindre l’atelier d’ébénisterie communautaire lors de l’annonce de sa création ce printemps.
« Il y a de l’intérêt. Il y a des gens de tous les âges, et il y a beaucoup de femmes qui sont intéressées », révèle le maire des Escoumins André Desrosiers.
Avec cet élan de popularité, les Municipalités des Escoumins et des Bergeronnes ont planché sur le dossier et sont maintenant prêtes à le financer avec des subventions.
« On a eu une rencontre il y a deux semaines avec la Municipalité des Bergeronnes, et nous sommes en train de travailler le dossier qu’on va soumettre », mentionne André Desrosiers.
Ce dernier indique que le dossier a été envoyé dans le volet communautaire du Programme Nouveaux Horizons pour les aînés, qui donne des subventions allant jusqu’à 50 000 $.
« On prévoit avoir des nouvelles du programme d’ici les fêtes. On va également déposer dans les programmes de la MRC, étant donné que c’est un projet régional », fait savoir l’élu.
Travail d’assemblage
Le projet d’atelier d’ébénisterie communautaire a été raboté sur tous ses côtés et sera bientôt prêt pour son assemblage final. Aux dires du maire des Escoumins, ça avance bien.
Les deux municipalités se sont entendues sur un local, qui s’étendra sur une partie du sous-sol de l’actuel bâtiment municipal des Bergeronnes.
La liste d’outils requis est prête, ainsi que les changements à faire dans la pièce dédiée à l’ébénisterie. « On va devoir mettre un système de collection de poussière et on va essayer d’acquérir une remorque pour faire des voyages à l’écocentre, pour les retailles et la poussière de bois », fait savoir le maire.
« Notre objectif, c’est que nous soyons capables d’ouvrir d’ici les fêtes », espère-t-il.
Fonctionnement
Les futurs ébénistes pourront se présenter sur place avec un système incluant les plages horaires et un abonnement annuel. « On va aussi faire des plages horaires pour les aînés, car notre mission première c’est de briser l’isolement », rappelle André Desrosiers.
Les gens ne devront qu’apporter leur bois. Autrement dit, pas de quincaillerie, pas de problème. « Les clous, les vis, la colle, tout ça est fourni. Il va y avoir un inventaire qui va être maintenu avec les choses de base pour travailler le bois », souligne André Desrosiers.
Ce dernier vise à ce qu’il y ait des formations en plus du travail du bois habituel.
« Il y a déjà quelques ébénistes dans le coin qui seraient intéressés à donner des formations. Ça peut être intéressant pour apprendre des techniques et le fonctionnement des outils », dit le maire.
M. Desrosiers précise par ailleurs que l’atelier ira chercher des partenaires pour la suite des choses. Il mentionne aussi que l’écocentre risque d’occuper une bonne place dans le projet, puisqu’il reçoit du bois qui peut encore être travaillé. « Ça va réduire la facture d’aller mener ça ailleurs. Si les gens l’utilisent, on fait une pierre deux coups », illustre le maire.
Pas de limite à l’inspiration
Le maire des Escoumins confie qu’il a de l’expérience avec la réparation de meubles, et qu’il connait quelques passes d’ébénisterie.
C’est ce qui l’amène à penser au potentiel de l’atelier d’ébénisterie communautaire via ses projets connexes. « On va pouvoir impliquer les maisons des jeunes et les organismes pour faire, par exemple, des décorations de Noël, des tables de pique-nique ou encore réparer du mobilier », énumère le maire.
« Je pense qu’il y aurait beaucoup de gens intéressés. Des idées, il y en a », assure-t-il avec bonne humeur.

Il raconte que l’inspiration pour ce projet d’ébénisterie communautaire lui est venue lors d’une visite à Rimouski, qui a déjà son propre atelier en marche depuis six ans. « On est allé chercher des références dans l’ébénisterie l’autre bord du fleuve. J’ai parlé au maire de Rimouski et je lui ai dit que j’aimerais implanter ça en Haute-Côte-Nord. », se rappelle-t-il.
« Et depuis ce temps-là, notre agente de développement est en contact avec l’atelier là-bas et ils nous aident. Ils ont 250 membres, et ça leur coute 75 $ par année, c’est quand même très abordable », termine André Desrosiers.
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