Le Saint-Laurent, une école de voile grandeur nature

Par Johannie Gaudreault 12:00 PM - 4 août 2026
Temps de lecture :

La voile connaît un essor et la Côte-Nord est un beau terrain de jeu pour ce sport nautique. Photo Voile Mercator

Découvrir la Côte-Nord depuis le pont d’un voilier, dormir à bord pendant plusieurs jours, apprendre à composer avec les marées, les courants et les caprices du vent : voilà l’expérience que propose la Coopérative de solidarité Voile Mercator, qui développe progressivement ses activités sur la Côte-Nord.

L’organisme, qui célèbre cette année les 40 ans de son école de voile et les 10 ans de sa transformation en coopérative, voit dans le littoral nord-côtier un territoire d’exception pour former la prochaine génération de navigateurs.

« Cette année, on essaie vraiment de donner des stages plus loin sur la Côte-Nord », explique Juliette Guillot, responsable des opérations et du service à la clientèle ainsi que vice-présidente du conseil d’administration de la coopérative.

Jusqu’à récemment, les activités se concentraient principalement à l’Anse-St-Jean, Tadoussac et dans Charlevoix. Désormais, l’objectif est d’étendre davantage les parcours vers Sept-Îles, Havre-St-Pierre, Anticosti et d’autres secteurs du littoral nord-côtier, selon les itinéraires proposés par les instructeurs.

En immersion complète

Contrairement à plusieurs écoles de voile qui offrent des formations réparties sur plusieurs fins de semaine, Voile Mercator privilégie les stages embarqués.

Pendant deux, cinq, sept ou même quatorze jours, les participants vivent entièrement à bord. Ils y dorment, préparent leurs repas et prennent part à toutes les manœuvres de navigation.

« On trouve que le mieux pour apprendre, c’est de faire ça de façon intensive. Les stagiaires dorment sur le bateau, ils vivent sur le bateau. C’est vraiment la vie d’équipage », résume Mme Guillot.

Les groupes demeurent volontairement restreints. La plupart des voiliers accueillent un maximum de quatre stagiaires, tandis que le Gravlax, un voilier de course de 40 pieds, peut recevoir jusqu’à six personnes. Cette formule favorise un enseignement personnalisé et une participation active de chacun.

Les stages s’adressent autant aux personnes qui n’ont jamais mis les pieds sur un voilier qu’aux navigateurs expérimentés désirant perfectionner leurs compétences.

Les formations d’initiation permettent de découvrir les bases de la voile, tandis que les parcours plus avancés préparent des projets beaucoup plus ambitieux.

« Notre philosophie, c’est vraiment de former les gens de A à Z pour qu’à la fin ils soient le plus autonomes possible en fonction de leur projet », explique Juliette Guillot.

Certaines personnes souhaitent acquérir leur premier voilier, d’autres préparer une longue traversée de l’Atlantique ou participer à des régates. L’équipe offre même des formations directement à bord du bateau des propriétaires qui désirent gagner en expérience.

Les stagiaires apprennent toutes les bases de la voile pour être autonomes sur leur voilier. Photo Voile Mercator Photo Voile Mercator

Un terrain de jeu exigeant

Si la Côte-Nord attire de plus en plus de passionnés de voile, c’est aussi parce qu’elle représente un défi technique recherché.

Le fleuve Saint-Laurent est reconnu pour ses forts courants, ses marées importantes et une météo particulièrement changeante.

« Peu de gens le savent, mais avec la Méditerranée, ça fait partie des plans d’eau les plus compliqués à naviguer au monde », affirme Mme Guillot.

À cela s’ajoute la navigation en eau froide.

« On est obligé de former les gens à toutes sortes de manœuvres de sécurité et à l’hypothermie. On est presque surformés en sécurité parce que le plan d’eau nous l’impose. »

Selon elle, ces conditions exigeantes permettent justement aux stagiaires de développer rapidement leurs réflexes et leur autonomie.

Juliette Guillot, responsable des opérations et du service client chez Voile Mercator, également vice-président du CA. Photo Voile Mercator

Découvrir la Côte-Nord autrement

Au-delà de l’aspect sportif, la coopérative mise sur la découverte du territoire.

Les itinéraires permettent d’accéder à des baies et à des mouillages difficilement accessibles autrement, loin des circuits touristiques habituels.

« Quand on veut devenir marin, ce qu’on veut, c’est dénicher la petite baie où on est tout seul, à la belle étoile, avec les aurores boréales, et non pas être avec 40 autres bateaux à l’ancre. C’est particulièrement le cas sur la Côte-Nord. Il y a vraiment un côté exploration qui fait rêver », raconte Juliette Guillot.

Parmi les secteurs qui impressionnent particulièrement les équipages, elle cite notamment les environs de Forestville ainsi que la baie Saint-Pancrace, près de Baie-Comeau.

À lire aussi : 

Voile : la Côte-Nord, une région au potentiel encore sous-exploité

À lire également

Voile : la Côte-Nord, une région au potentiel encore sous-exploité

Une nouvelle compagnie aérienne s’implante à Baie-Comeau

Nomination pour le prix Heinz Unger  : « Mon métier est ma passion » – Benoit Gauthier

Horizon

Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.

Horizon

Vingt chroniques plus tard… je crois bien que la Côte-Nord m’a eue pour de bon.

Présenté par Tourisme Côte-Nord
Horizon

Et si votre prochaine journée spa… commençait les pieds dans la vase ?

Présenté par Tourisme Côte-Nord
Horizon

Qui aurait cru que l’on pouvait visiter une ferme… en pleine mer ?

Présenté par Tourisme Côte-Nord
Horizon

Des icebergs sur la Côte-Nord ? Oui, et c’est probablement l’un de nos plus grands secrets.

Présenté par Tourisme Côte-Nord
Horizon

Et si la plus belle façon de découvrir la Côte-Nord était d’écouter ceux qui l’habitent depuis toujours ?

Présenté par Tourisme Côte-Nord
Horizon

Qui aurait cru qu’on pouvait dormir dans un château sur la Côte-Nord ?

Présenté par Tourisme Côte-Nord