Vous connaissez le Fonds Yves Boulianne ? Il s’agit d’une œuvre caritative qui vient en aide aux enfants atteints de maladies graves, en plus de permettre à leur famille de souffler un peu.
Le Fonds Yves Boulianne est revenu à l’avant-plan ces derniers temps avec l’histoire d’Éthan Dufour, un petit bonhomme de Sacré-Cœur atteint d’une forme rare et agressive de leucémie.
La municipalité Sacré-Cœur s’est mobilisée pour lui en récoltant des fonds, dont un généreux montant de 5 000 $ qui a récemment été remis au fonds Yves Boulianne, qui vient en aide à Éthan et sa famille depuis le début de son périple.
L’histoire d’une mobilisation
C’est en 1989 que le Fonds Yves Boulianne démarre pour venir en aide à un jeune de Sacré-Cœur du même nom.
« C’était surtout que la cause, c’était pour un petit bonhomme qui était atteint d’un cancer de moelle osseuse. À l’époque, on ne pouvait pas se faire traiter ici pour ça et il a dû aller à Boston », raconte Claude Deschênes, celui qui a contribué à la fondation du fonds.
À l’époque, ce dernier s’impliquait pour les Chevaliers de Colomb, qui ont organisé un gros événement de collecte en direct, très à la mode dans les années 1980 et 1990.
« On avait fait ça comme un téléthon de la paralysie cérébrale à peu près. Moi et moi frère, on animait sur scène, on était connectés à la radio et tout ça », se rappelle M. Deschênes.
Un montant assez stupéfiant avait d’ailleurs été récolté.
« On avait quand même récolté 89 000 $ dans une journée. Ça avait été véritablement une journée mouvementée », rapporte Claude Deschênes avec un brin d’humour.
Faire la différence
C’est dans le but de changer positivement la vie des familles que le Fonds Yves Boulianne a poursuivi ses activités.
L’œuvre caritative a toujours privilégié les enfants malades et leur famille, mais pas que.
« On a aidé beaucoup de personnes. Particulièrement dans les cas de séparation, mais ça peut aussi être pour toutes sortes de moments difficiles », explique Claude Deschênes.
Il suffit d’écrire une lettre pour demander de l’aide et le comité se penchera sur la demande le plus tôt possible.
Un plafond de 500 $ est fixé, mais celui-ci peut être dépassé selon le cas.
« On peut trouver que 500 $ ce n’est pas beaucoup d’argent. Mais quand on a de la difficulté, ça aide vraiment », assure Claude Deschênes.
Une initiative inspirante
Le fondateur se dit bien content de voir tous les services que le fonds a rendus pendant ces dernières années.
« C’est un fonds très humain. On est un comité qui regarde les demandes et dès que c’est un enfant malade, on accepte tout de suite », souligne le fondateur du fonds.
« J’ai toujours pensé que chaque municipalité devrait avoir un fonds comme ça », ajoute-t-il.
Selon M. Deschênes, les actifs du fonds « dépassent encore le montant initial » de 89 000 $.
« Il y a des grands bouts qu’on n’a pas eu de demande et donc l’argent fructifie. Il y a toujours de l’argent prêt à venir en aide », conclut-il.
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