La grève des avocates et avocats des bureaux d’aide juridique de l’Outaouais, de Québec, de l’Estrie et de la Côte-Nord, entamée le 31 août, se poursuit. Les négociations entre les parties n’ont toujours pas permis d’en arriver à une entente.
Des avancées ont toutefois été observées à la suite des discussions entre la Fédération des avocates et avocats de l’aide juridique du Québec (FAAJQ), la Commission des services juridiques et le Conseil du Trésor, mais celles-ci demeurent insuffisantes pour régler le conflit.
La FAAJQ décalre que ces propositions « feraient en sorte que les avocates et avocats de l’aide juridique seraient les moins bien rémunérés parmi les juristes de la fonction publique et parapublique ».
Les avocates et avocats de l’aide juridique réclament toujours l’obtention de la parité salariale avec les procureurs aux poursuites criminelles et pénales (DPCP), ainsi qu’avec les autres avocates et avocats de l’État québécois.
Cette parité passerait par l’obtention des mêmes augmentations salariales de 17 % sur une période de quatre ans.
« Nous réaffirmons qu’une augmentation salariale permettant l’atteinte de cet objectif est pleinement atteignable et nécessaire pour reconnaître la valeur du travail des avocates et avocats de l’aide juridique, la réalité entourant leur pratique ainsi que leur contribution essentielle au système de justice québécois », déclare la FAAJQ dans un communiqué de presse.
La FAAJQ affirme que son syndicat a fait un pas vers l’employeur en proposant une démarche simplifiée pour trouver une entente.
La fédération rappelle que les avocates et avocats de l’aide juridique partout au Québec restent « unis » et « déterminés » à obtenir la reconnaissance qu’ils recherchent et entendent maintenir leurs moyens de pression.
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