COVID-19 : Positif? Négatif? Faux négatif? Comment s’y retrouver

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Par Charlotte Paquet
COVID-19 : Positif? Négatif? Faux négatif? Comment s’y retrouver
Le Dr Richard Fachehoun, médecin-conseil en santé publique sur la Côte-Nord, affirme que l'analyse d'un test de dépistage de la COVID-19 peut révéler un résultat négatif, positif ou faiblement positif.

Il y a les cas positifs et les cas négatifs à la COVID-19, qui sont simples à comprendre par la population. Mais il y a aussi les cas faiblement positifs, aussi connus comme de faux positifs, et les faux négatifs, dont la compréhension peut être plus compliquée. Pour faire la lumière là-dessus, qui de mieux que le Dr Richard Fachehoun!

Dans une entrevue accordée au Manic, le médecin-conseil à la direction de la santé publique de la Côte-Nord apporte des nuances pour démêler tout ça, mais rappelle aussi que certaines situations complexes exigent d’agir avec la plus grande prudence afin de limiter la transmission du virus.

Le dépistage de la COVID-19 s’effectue à l’aide de prélèvements effectués dans la gorge et le nez. Les échantillons sont ensuite analysés en laboratoire afin d’identifier l’acide ribonucléique (ARN) du virus.

Trois résultats sont possibles lors du test de détection de l’ARN : négatif, positif ou faiblement positif. Comme l’explique le Dr Fachehoun, dans ce dernier cas, il s’agit d’un résultat positif, mais avec une faible quantité d’ARN.

Faiblement positif

« Quand on a un résultat faiblement positif, il peut s’agir de quelqu’un qui est au début de la maladie ou qui a fait la maladie il y a plusieurs jours ou semaines », souligne le médecin.

Dans pareille situation, une évaluation est faite par la santé publique. Est-ce que la personne présente actuellement des symptômes ou en a-t-elle éprouvé au cours des 10 derniers jours? Si oui, elle est considérée comme un cas positif et les mesures d’isolement sont mises en place.

Si la même personne ayant eu un résultat faiblement positif a été en contact avec une autre ayant reçu un diagnostic positif ou encore qu’elle soit liée à un contexte d’éclosion, c’est la même chose. Elle est considérée comme un cas positif et l’isolement s’ensuit.

Positif non contagieux

Cependant, une personne peut aussi avoir reçu un résultat faiblement positif, mais sans présenter de symptôme, sans avoir été en contact avec un individu atteint et sans lien avec un milieu en éclosion, admet le Dr Fachehoun.

Ces gens-là devront subir un deuxième test de dépistage dans un délai de 24 à 48 heures. Dans l’éventualité où le résultat est négatif cette fois-ci, « la conclusion, c’est un cas positif non contagieux et on cesse alors les mesures d’isolement ».

Selon lui, les cas positifs non contagieux sont rares. Au cours de la dernière semaine, un cas du genre a été observé sur la Côte-Nord.

Quand le deuxième prélèvement effectué chez un cas faiblement positif survient après 48 heures et qu’il donne un résultat négatif, rien ne peut être exclu, prévient le médecin. La personne est considérée comme un cas positif, car il se peut qu’elle ait été guérie entre le premier et le deuxième test.

« Avec les faiblement positifs, on fait une évaluation du risque et on tient compte de l’objectif ultime : il faut qu’on essaie de protéger la population », martèle le médecin.

Faux négatifs

On entend aussi parler de résultats faux négatifs depuis le début de la pandémie. Le Dr Fachehoun explique : « Les faux négatifs, c’est quelqu’un qui est au tout début de la maladie. C’est que le premier test a été précoce. »

Même si leur premier test est négatif, les contacts étroits de gens ayant reçu un diagnostic positif à la COVID-19 doivent obligatoirement demeurer en isolement pendant 14 jours. De 5 à 7 jours après leur premier test, ils subiront un deuxième test de dépistage et un dernier vers le 12e jour, toujours pour s’assurer qu’ils n’auront pas été infecté.

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