Pont sur le Saguenay : des délais « justifiés » pour la livraison de l’étude

Par Johannie Gaudreault 1:13 PM - 07 février 2022
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Un des traversiers de Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine ira prêter main-forte à L’Isle-aux-Coudres le 6 décembre. Photo : Archives

Ce n’est que tout récemment, en janvier, que le contrat de révision de l’étude d’opportunité du projet de construction d’un pont sur la rivière Saguenay entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine a été signé avec la firme qui s’est vu octroyer le mandat, soit le Groupe Pont Estuaire/ Fjord du Saguenay.

C’est pourquoi certains intervenants dans le dossier ont affirmé qu’un délai s’est prolongé pour la livraison de ce mandat d’envergure.

« Le contrat a été octroyé à l’automne dernier, mais il a fallu s’entendre sur un plan de travail avec la firme qui a été sélectionnée. Après que celui-ci ait été établi, nous avons signé officiellement le contrat en janvier et le projet est parti », explique la conseillère en communication au ministère des Transports du Québec (MTQ), Sarah Gaudreault.

C’est donc à compter de la date de signature du contrat qu’il faut calculer un délai de deux ans.

« Pour ce qui est des délais, l’ampleur de l’ensemble du mandat est importante. L’échéancier pour réaliser ce mandat a toujours été estimé entre 18 et 24 mois. Le prestataire de services prévoit le réaliser en 24 mois », affirme Mme Gaudreault, précisant que la révision de l’étude d’opportunité et l’étude d’opportunité réalisée par la suite devraient être complétées au courant de l’année 2023.

Dans le cadre de la révision de l’étude d’opportunité, « une mise à jour des données antérieures sera faite. Elle prendra notamment en compte les aspects suivants : contexte socio-économique, environnement, circulation, etc. On prévoit la fin de cette mise à jour à l’automne 2022 », selon la porte-parole du MTQ.

Par la suite, une étude d’opportunité sera réalisée. On y prendra en compte tant le milieu marin, que la faune et la flore.

Cette étude inclura notamment la conception préliminaire de la solution la plus prometteuse de pont selon l’un des trois corridors établis par le ministère (Tadoussac, La Boule et entre les deux) en termes de prix et d’impact sur le milieu.

« Il s’agit d’une étape nécessaire à la réalisation d’un projet de cette envergure, puisqu’elle permettra de préciser les besoins et les solutions possibles, la faisabilité technique du projet, les coûts de la solution optimale, etc. en vue de la préparation d’un éventuel dossier d’opportunité », de faire savoir Sarah Gaudreault.

Enfin, un autre mandat sera octroyé à propos des impacts de la construction d’un pont au-dessus de la rivière Saguenay sur l’exploitation de la traverse de Tadoussac–Baie-Sainte-Catherine.

« Il s’agit d’une étude socio-économique qui sera réalisée en parallèle et qui n’aura aucune incidence sur le choix de la solution de l’étude d’opportunité. On prévoit la diffusion de l’appel d’offres à l’hiver 2022 », dévoile la conseillère en communication.

« Nous ne pouvons dévoiler publiquement des données, même préliminaires, sur ces études. Nous devons tenir compte de l’ensemble de celles-ci et analyser les solutions proposées au préalable », conclut-elle.

Des délais justifiés

Selon le porte-parole de la Coalition Union 138, Guillaume Tremblay, les délais pour la livraison de la mise à jour et de la nouvelle étude sont justifiés.

« Le MTQ n’est pas à blâmer, il nous a donné les justifications. Mais, il faut comprendre que nous avons hâte d’obtenir ces résultats pour avoir l’heure juste sur les coûts de la construction du pont », soutient-il en entrevue au Journal Haute-Côte-Nord.

Tel que mentionné par Guillaume Tremblay, « les études passées établissent les coûts de la construction du pont à 1,5 milliard de dollars tandis que celles de la Société du pont sur le Saguenay démontrent qu’il serait possible de réaliser le projet pour environ 600 M$ ». « Qui a raison? » veut-il savoir.

« La complexité du travail à réaliser par la firme ainsi que les soumissions très élevées qui ont été obtenues » font partie des raisons qui expliquent les mois entre l’annonce de l’étude et la signature officielle du contrat en janvier, selon M. Tremblay, qui était présent lors de la dernière rencontre entre le comité de liaison du ministère, les élus municipaux et les représentants d’organismes, qui s’est tenue à la fin janvier.

Mobilisation

Toutefois, le porte-parole assure que malgré sa bonne collaboration avec le MTQ, la Coalition Union 138 ne s’empêchera pas de faire valoir le projet auprès de tous les partis politiques en vue des élections provinciales d’octobre.

« On va être là, on va continuer à travailler avec le ministère, mais nous comptons poursuivre les activités de mobilisation pour nous faire entendre sur la Côte-Nord et à travers la province », poursuit Guillaume Tremblay.

Notons que la prochaine élection provinciale se tiendra le 3 octobre 2022.

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