Sucre, sel et gras : un nouvel étiquetage bénéfique pour la santé

Par Charlotte Paquet 8:00 AM - 28 juillet 2022
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Ellen Ward est nutritionniste au Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord. Elle croit que le nouveau règlement de Santé Canada sur l’étiquetage permettra une prise de conscience du sucre, du sel et des gras saturés que nous consommons. Photo Hélène Côté

Sans être une panacée, l’entrée en vigueur du règlement de Santé Canada concernant l’étiquetage nutritionnel des produits sur le devant des emballages est prometteuse pour la santé. En braquant les projecteurs sur les gras saturés, le sucre et le sel contenus dans les produits grâce à un symbole, il pourrait assurément susciter une prise de conscience salvatrice.

« Je trouve que ça peut être intéressant pour les gens qui vont repérer plus rapidement les aliments riches en sucre, en sel et en gras saturés », se réjouit Ellen Ward, nutritionniste au Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord. Elle rappelle qu’il s’agit de trois nutriments reconnus pour augmenter les risques associés au diabète, à l’hypertension et aux maladies coronariennes.

Selon Mme Ward, plusieurs personnes croient ne pas manger tant d’aliments sucrés, salés ou gras. Mais si elles réalisent que les emballages dotés du nouveau symbole nutritionnel sur le devant s’accumulent dans leur garde-manger, une lumière jaune peut s’allumer. La professionnelle parle d’une prise de conscience.

Elle prévient cependant que ces aliments ne doivent pas pour autant être bannis, mais sont plutôt à consommer moins souvent.

Cuisiner

La nouvelle réglementation, qui vient compléter le tableau des valeurs nutritives, ne sera pas un miracle en soi pour diminuer l’incidence de plusieurs maladies chroniques, mais aidera, selon la nutritionniste. « De cuisiner va toujours être la recommandation la plus importante », insiste-t-elle.

Cuisiner avec des produits de base, plutôt que de se nourrir d’aliments transformés, permet de réduire les risques de diabète, d’hypertension et de problèmes cardiaques. « C’est aussi moins cher », précise Mme Ward.

Le taux de prévalence de ces maladies est plus élevé sur la Côte-Nord que dans l’ensemble du Québec. Selon le système intégré de surveillance des maladies chroniques du Québec de l’Institut national de santé publique du Québec, en 2020-2021, 8,7 % de la population de la région souffrait de diabète, contrairement à 7,1 % dans l’ensemble du Québec.

L’hypertension artérielle touchait alors 22,5 % des résidents de 20 ans et plus, contre 21 % dans la province. Enfin, les maladies cardiaques affectent 10 % des 20 ans et plus, par rapport à 8,1 % au Québec.

L’industrie alimentaire a jusqu’au 1er janvier 2026 pour se conformer au nouvel étiquetage et permettre ainsi aux consommateurs de faire des choix plus éclairés.

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