Une mobilisation générale pour la survie des CPE

Par 12:00 AM - 16 février 2016
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À l’arrière, les travailleurs diplômés Francis Savard, Maxime Maldemay, Tommy Brodeur, Marc-André Fortin, Bastien Deschênes chef de la direction chez Boisaco, Jimmy Godbout enseignant, Steeve St-Gelais président-directeur-général de Boisaco, Olivier Harvey, Mathieu Couture, conseiller en orientation au CFP et Yves Tremblay de Boisaco. À l’avant: Gilles Lamarre de Boisaco, Guy Bilodeau du CFP, Jérôme Hovington, Maxime Savard, Pascal Gravel, Olivier Hovington et Eddy Gauthier de Boisaco.

Forestville – Une mobilisation des Centres de la Petite Enfance a eu lieu le dimanche 7 février dernier, à la grandeur de la province. D’ailleurs, le CPE La Giroflée s’est joint à ce mouvement en rassemblant la population aux Escoumins ainsi qu’à Forestville.

Karianne Nepton-Philippe

Cette mobilisation veut dénoncer les coupures de 120 millions de dollars dans les services de garde. Les représentants de ces centres et de ces garderies désirent faire reculer le gouvernement Couillard. « Je pense que le gouvernement Couillard, ce qu’il veut à moyen terme, c’est d’abolir le réseau et que ça s’en aille au privé », mentionne Lyson Gagnon, directrice du CPE La Giroflée. Elle ajoute : « C’est vraiment pour dire au gouvernement libéral de cesser les compressions dans les Centres de la petite enfance. On est rendu au bout de nos ressources. Depuis 2006, ils ont déjà coupé plus de 500 millions de dollars dans les services de garde. Le conseil d’administration et toute l’équipe ont travaillé très fort pour consolider 2015-2016. En 2016-2017 on ne sait pas où on s’en va s’ils nous coupent encore 60 000$ ».

Appui politique

Micheline Anctil, préfet de la MRC de la Haute-Côte-Nord et mairesse de Forestville, était présente pour appuyer tous les représentants, les parents et la population à Forestville. Elle a procédé à un discours en déclarant : « Il faut réclamer haut et fort à ce gouvernement une politique familiale pour les enfants du Québec et les enfants de chez nous. On comprend qu’ils veulent mettre l’argent sur la dette ou sur l’avenir, mais notre avenir, aujourd’hui, elle est dans les enfants qui sont autour de nous. C’est important pour notre ville, pour notre MRC, pour toute la Côte-Nord : les enfants sont notre avenir. »

Préserver la qualité des services

Karen Rodrigue, présidente du conseil d’administration du CPE La Giroflée, était elle aussi présente à la manifestation de Forestville. À la suite du discours de Mme Anctil, elle ajoute : « Je pense que ça vaut la peine de dire que nos tout-petits sont importants et ce que les responsables font à tous les jours c’est important aussi. On ne veut pas que la qualité de nos services diminue. »

Pas de changement de décision

Au lendemain de ces manifestations, qui se sont déroulées partout au Québec, le premier ministre Philippe Couillard a fait savoir que rien ne changera et que le réseau devra contribuer aux efforts de contrôle des coûts. « On ne peut plus y arriver et c’est vraiment pour ça le grand rassemblement », dit Lyson Gagnon, en déclarant que les régions, telles que la Côte-Nord, ne sont pas outillées comme les grands centres. En effet, si les CPE se voient diminuer leur financement, ils devront fermer. Cependant, la Haute-Côte-Nord ne dispose pas de service privé pour les enfants. Ce grand rassemblement de la journée du 7 février dernier a été organisé par l’Association québécoise des centres de la petite enfance. Notons que c’est le plus important regroupement de CPE. De plus, les manifestations ont été appuyées évidemment par le Parti québécois et Québec solidaire.

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